Félix Devalois Nemo poursuivi pour diffamation à l’encontre du Pontife Général de l’Église de l’Unité

Monsieur le Procureur de la République

Palais de Justice,

Rue du Musée National

Yaoundé

Cameroun

Monsieur le Procureur,

En ma qualité de Juge d’instruction ecclésiastique chargé des affaires pénales au Tribunal Suprême de l’Eglise de l’Unité, je porte à votre connaissance les faits suivants :

Le 29 juin 2019, Sa Sainteté Benjamin Premier, Pontife Général de l’Eglise de l’Unité, a couronné Monsieur Félix Devalois NOMO alias JULES PREMIER, Patriarche Orthodoxe de l’Unité.

Les évêques nommés par le Pontife Général ont confiéapproximativement un million de francs à ce dernier dans le but de louer le lieu de leur sacre épiscopal.

En revanche, Monsieur Félix Devalois NOMO alias JULES PREMIER a volé cet argent et essayé de justifier ce vol par l’aménagement de son lieu de culte. C’est-à-dire,l’achat d’une cathèdre à 200.000 francs, l’acquisition demicros et le paiement de journalistes pour propager son image.

Par conséquent, les évêques nommés et moi-même avons fait recourt à Sa Sainteté d’annuler la nomination de Monsieur Félix Devalois NOMO en tant que Patriarche. Toutefois, face à une procédure de destitution complexe, le Pontife Général a rejeté notre demande.

Monsieur Félix Devalois NOMO avait l’ambition de devenir le seul Patriarche du Cameroun et, croyant pouvoir défier notre Pontife Général, a commencé des manœuvres de manipulation dans le but d’étendre son pouvoir sur toute l’Eglise de l’Unité au Cameroun.

Pour ce faire, Monsieur Félix Devalois NOMO décide la destitution du Pontife Général qui l’a élevé au rang d’Archevêque et de Métropolite avant de le nommer Patriarche Orthodoxe de l’Unité.

Face à cette rébellion, Monsieur Félix Devalois NOMO a été déchu par le Pontife Général des titres d’Archevêque, de Métropolite et de Patriarche après quoi, notre Tribunal Suprême l’a reconduit à l’état laïque (cf. Pièce 01).

Face à ces sanctions canoniques strict, Monsieur Félix Devalois NOMO a entamé une campagne de diffamation publique à l’encontre de notre Pontife Général.

Ainsi, en tant que Juge d’instruction, j’ai consulté nos archives pour déterminer la vraie personnalité de Monsieur Félix Devalois NOMO.

Parmi les plaintes déposées à son encontre, je me suis intéressé à celle qui nous est parvenue le 17 mars 2019, duPère diacre Christian Garroy Yenga (cf. Pièce 02)

Le Père diacre Christian Garroy Yenga décrivant alorsMonsieur Félix Devalois NOMO comme étant je cite : «[un] hypocrite-vendeur d’illusion ».

Selon le Père diacre Christian Garroy Yenga, « l’impression » que Félix Devalois NOMO donne « n’est qu’une pure tromperie et illusion » par lesquelles il réduit sa victime « à un simple objet d’exploitation pour ses fins personnelles ».

Félix Devalois NOMO est, toujours selon le Père diacre Christian Garroy Yenga, un homme à « double visage »constituant « un danger pour [] l’Eglise et []la société ».

Le dimanche 03 mars 2019, le Père diacre Christian Garroy Yenga s’est rendu compte qu’il ne servait pas les desseins du Seigneur, mais les ambitions d’un individu qui le trompait et le manipulait en usant de propos flatteurs, hypocrites et fallacieux. 

Monsieur Félix Devalois NOMO a donc accusé à tort le Père diacre Christian Garroy Yenga des fautes suivantes :

Premièrement, du vol d’un document qui lui avait étéconfié par Monsieur Félix Devalois NOMO lui-même.

Deuxièmement, de la falsification d’entêtes d’une lettre,qui a pourtant été signée, des mains propres de Monsieur Félix Devalois NOMO.

Troisièmement, d’avoir usurpé l’identité d’un certain Père Marc en signant à sa place. Pourtant le dudit père n’est que figurant dans le dossier en question d’après Monsieur Félix Devalois NOMO.

Dernièrement, d’être responsable de la réduction de son pouvoir dans l’Eglise de l’Unité au Cameroun. Prétextant que c’est suite à sa réaction à l’une des publications de Sa sainteté le pontife Général, visant à annuler les tributs que Monsieur Félix Devalois NOMO voudrait exiger aux Evêques élus, que le pontife Général a nommé Monseigneur Nyemb métropolite. 

Suite à ces accusations, Monsieur Félix Devalois NOMO a interdit au Père diacre Christian Garroy Yenga d’entrer chez lui à mokolo durant une période de six mois et lui a formellement interdit de récupérer trois cent quatre-vingt-mille francs (380 000 FCFA) de produits et objets sacrés. 

De surcroît, le Père diacre Christian Garroy Yenga a donné à Monsieur Félix Devalois NOMO une somme de quatre-vingt-cinq mille francs (85000 FCFA) destinée aux travauxd’un immeuble dont Monsieur Félix Devalois NOMO lui avait fait « croire illusoirement » qu’il en avait l’appartenance.

Monsieur Félix Devalois NOMO s’est prononcé défavorablement sur le salut du Père diacre Christian Garroy Yenga dont il a menacé ce dernier de le faire maudire par lui-même.

A CES CAUSES

Plaise à Monsieur le Procureur, de recevoir la présente plainte dirigée contre Monsieur Félix Devalois NOMO et toutes les personnes impliquées des chefs de :- Diffamation publique par fausses accusations,- Abus de confiance et,- Atteinte à l’honneur et à la dignité du Pontife Général de l’Eglise de l’Unité dans une parfaite violation de la présomption d’innocence.

Fait à Genève (Suisse) le 29 juillet 2019

Pour le Tribunal Suprême de l’Eglise de l’Unité

Jean AFANA 

Juge d’Instruction Ecclésiastique

 Pièce unique jointe :1) Arrêt de reconduction à l’état laïque de Monsieur Félix Devalois NOMO2) Plainte du 17 mars