Message de Paix de Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud à l’occasion de la Journée internationale de la paix

L’Église de l’Unité apporte aujourd’hui ses observations sur la Paix au Proche-Orient en cette Journée internationale de la paix.

L’Assemblée générale des Nations Unies a consacré cette Journée au renforcement des idéaux de paix.

Lors de sa deuxième session ordinaire, après un débat intensif qui a duré deux mois, l’Assemblée générale a adopté, le 29 novembre 1947, sa résolution 181, dans laquelle elle approuvait le Plan de partage de la Palestine qui était un document détaillé en quatre parties jointes en annexe à la résolution, prévoyait la fin du mandat, le retrait progressif des forces armées britanniques et la délimitation de frontières entre les deux États israélien et palestinien et le statut de Jérusalem.

Le régime international de Jérusalem serait administré par le Conseil de tutelle des Nations Unies.

Le Plan indiquait aussi en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que devait formuler le gouvernement provisoire de chacun des États palestinien et israélien concernant l’accès aux Lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

Dans sa résolution 181, l’Assemblée a également créé la Commission des Nations Unies pour la Palestine, pour appliquer ses recommandations, et a demandé au Conseil de sécurité de prendre les mesures nécessaires pour mettre en exécution le Plan de partage.

L’Agence juive a accepté cette résolution.

Le Plan n’a pas été accepté par les Arabes palestiniens et les États arabes, qui ont fait valoir qu’il violait les dispositions de la Charte des Nations Unies reconnaissant à chaque peuple le droit de décider de son propre destin. Ils ont déclaré que l’Assemblée avait approuvé le Plan dans des circonstances qui ne faisaient pas honneur à l’Organisation des Nations Unies et que les Arabes de Palestine s’opposeraient à tout plan prévoyant la dissection, la ségrégation ou le partage de leur pays, ou accordant des droits et un statut spéciaux et préférentiels à une minorité.

L’adoption de la résolution 181 fut suivie d’une série d’actes de violence dans la région.

Le 14 mai 1948, le Royaume-Uni mit fin à son mandat sur la Palestine et dégagea ses forces.

Le même jour, l’Agence juive proclama la création de l’État d’Israël sur le territoire qui lui avait été alloué aux termes du Plan de partage.

De sanglantes hostilités éclatèrent immédiatement entre les communautés arabes et juives.

Le lendemain, des troupes régulières des États arabes voisins pénétrèrent sur le territoire pour venir en aide aux Arabes palestiniens. Les combats prirent fin après plusieurs semaines lorsque le Conseil de sécurité proclama, le 29 mai 1948, une trêve de quatre semaines.

La trêve, entrée en vigueur le 11 juin, fut supervisée par le médiateur des Nations Unies, avec le concours d’un groupe d’observateurs militaires internationaux, qui par la suite prit le nom d’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve en Palestine (ONUST).

En dépit des efforts déployés par le médiateur, aucun accord ne put se faire sur une prolongation de la trêve, et les combats reprirent le 8 juillet.

Le 15 juillet 1948 le Conseil décida, dans une résolution, que la situation en Palestine constituait une menace pour la paix. Il ordonna le cessez-le-feu et déclara que toute inobservation du cessez-le-feu serait considérée comme une rupture de la paix qui exigerait l’examen immédiat de mesures coercitives en vertu du Chapitre VII de la Charte.

A la suite de cette résolution, une deuxième trêve entra en vigueur. A cette époque, Israël contrôlait une bonne partie du territoire qui avait été alloué à l’État arabe dans la résolution relative au partage, y compris la partie occidentale de Jérusalem.

L’Égypte et la Jordanie administraient respectivement les autres secteurs de la bande de Gaza et la Rive occidentale du Jourdain (y compris le secteur oriental de Jérusalem, la vieille ville).

De nouveaux combats ont eu lieu en octobre 1948 et en mars 1949, à l’occasion desquels Israël s’est emparé de différentes zones, dont certaines allouées à l’État arabe.

En 1950, la Jordanie soumit officiellement à sa juridiction la Rive occidentale du Jourdain (et le secteur oriental de Jérusalem) en attendant une solution au problème.

Les hostilités provoquèrent une terrible crise humanitaire, puisque près de 750000 Palestiniens furent alors arrachés de leurs terres, devenant des réfugiés.

A sa troisième session ordinaire, le 11 décembre 1948, l’Assemblée générale a adopté sa résolution 194 définissant les modalités de règlement du problème de Palestine.

Sur la base des suggestions faites en vue d’une solution à la situation en Palestine, l’Assemblée déclara :

Que les réfugiés souhaitant retourner dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins pourraient être autorisés à le faire à une date aussi rapprochée que possible ; et que ceux qui décideraient de ne pas rentrer devraient être indemnisés de leurs biens.

Sur la commission de conciliation

Cette résolution prévoyait la démilitarisation et l’internationalisation de Jérusalem, ainsi que la protection des Lieux saints de Palestine et leur liberté d’accès.

La résolution 194 prévoyait également la création d’une Commission de conciliation des Nations Unies pour la Palestine composée de trois membres et chargée d’assumer, dans la mesure où elle le jugeait nécessaire, les fonctions assignées au médiateur des Nations Unies.

La Commission reçut pour mandat d’aider les parties intéressées à parvenir à un règlement final sur toutes les questions en suspens et de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés.

Par la suite, l’Assemblée nomma les Etats-Unis, la France et la Turquie membres de la Commission.

La Commission de conciliation s’efforça de régler trois questions majeures : les dimensions des territoires, les réfugiés et le statut de Jérusalem.

Dans le cadre des pourparlers séparés avec les États arabes (Égypte, Jordanie, Liban et Syrie) et avec Israël lors d’une conférence tenue à Lausanne en avril 1949, elle obtint que chaque partie signât séparément un protocole dans lequel chacune s’engageait à utiliser les frontières établies dans la résolution relative au partage comme base de discussion.

Toutefois, les réunions de 1949 de la Commission ont pris fin sans qu’un règlement ait été trouvé, les États arabes insistant sur le retour des réfugiés en tant que première étape, et Israël insistant pour que la priorité soit accordée à la question territoriale.

Les efforts déployés par la suite par la Commission pour obtenir le retour des Palestiniens et établir un régime international pour Jérusalem furent vains aussi.

Depuis 1951, elle s’efforce d’obtenir le déblocage des comptes en banque des réfugiés arabes immobilisés en Israël.

En 1964, elle a achevé l’inventaire des biens des réfugiés arabes, et continue de tenir les dossiers relatifs à ces biens.

Dans les rapports qu’elle soumet périodiquement à l’Assemblée générale depuis 1952, la Commission a appelé à de nombreuses reprises l’attention sur le fait que le succès des efforts déployés par ses soins pour obtenir l’application de la résolution 194 était tributaire d’un changement notable de l’attitude des parties.

Les dispositions de cette résolution, qui a établi le droit de retour des réfugiés palestiniens, ont été réaffirmées par l’Assemblée pratiquement tous les ans depuis 1948.

Entre-temps, le 11 mai 1949, Israël est devenu Membre de l’Organisation des Nations Unies.

En admettant Israël, l’Assemblée générale a expressément pris acte des déclarations et explications qu’il avait fournies devant la Commission politique spéciale en ce qui concerne la mise en oeuvre des résolutions 181 (II) et 194 (III).

Ces déclarations et explications avaient notamment trait au régime international envisagé pour Jérusalem, au problème des réfugiés arabes et aux questions de frontière.

Décréter Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël montre que l’auteur a choisi un camp nouveau aux côtés des puissances au Moyen-Orient.

Plusieurs des poids lourds de la région ont besoin des Etats-Unis face à une lutte qu’ils jugent beaucoup plus existentielle que face à Israël.

Des alliances discrètes, presque contre nature, sont sur le point de naître contre l’Iran qui est considéré comme la plus importante menace.

Comme dit l’adage: les ennemis de nos ennemis sont nos amis.

Ces alliances sont une menace pour la paix aux Proche et Moyen-Orient d’autant plus que les Etats-Unis ne se posent plus en négociateurs incontournables, la décision prise par le Président Donald Trump favorise nettement l’un des camps au détriment de l’autre.

La paix mondiale est donc menacée et nous sommes, peut-être, à la veille d’un conflit international aux Proche et Moyen-Orient. Prions la Mère de la Lumière pour qu’elle éclaire les dirigeants de la Terre et nous sauver. Amen

Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud parle des églises des sept Conciles

Mes bien-aimés,

Nos recherches et études continuent et nous parlons aujourd’hui des Églises des sept conciles.

Les Églises des sept conciles forment, dans la grande famille des Églises chrétiennes, la branche restée en concordance avec la théologie et de droit canon des sept premiers conciles : c’est l’église dite « orthodoxe » ou de la « Communion orthodoxe ».

Jusqu’à la séparation des Églises d’Orient et d’Occident, on ne parlait pas de catholiques ou d’orthodoxes mais de chrétiens et de leur Pentarchie.

Après la séparation, un long processus d’éloignement aux contours flous a fait apparaître deux entités distinctes : la « Communion orthodoxe » et l’Église catholique romaine.

Certaines institutionnalisations théologiques et canoniques postérieures au fil des quatorze conciles de l’Église de Rome après la séparation (filioque, purgatoire, célibat des prêtres) n’existent donc pas au sein de la « Communion orthodoxe ».

Les Églises des sept conciles sont elles-mêmes issues de schismes antérieurs à celui de 1054: les églises dont elles se sont alors séparées sont les Églises des deux conciles et les Églises des trois conciles.

Toutes ces églises sont indistinctement qualifiées en occident d’« Églises orientales ».

Sur les Conciles reconnus comme œcuméniques par les Églises des sept conciles :

1) Premier concile de Nicée (325),

2) Premier concile de Constantinople (380-381),

3) Concile d’Éphèse (431),

4) Concile de Chalcédoine (451),

5) Deuxième concile de Constantinople (553),

6) Troisième concile de Constantinople (680-681),

7) Second concile de Nicée (787).

Les Églises des sept conciles sont également connues sous d’autres noms dont aucun n’est officiel :

– Églises orthodoxes

– Églises gréco-orthodoxes (ou « gréco » se réfère au rite : il existe aussi des églises gréco-catholiques),

– Églises orthodoxes chalcédoniennes,

– Églises orthodoxes byzantines,

– Églises orthodoxes gréco-slaves.

Sur les différentes Églises de la Communion orthodoxe.

Sept Églises orthodoxes se réclament d’une fondation par un apôtre ou un évangéliste, au ier siècle :

1) l’Église orthodoxe de Constantinople fondée par l’apôtre André,

2) l’Église d’Alexandrie et de toute l’Afrique fondée par l’évangéliste Saint Marc,

3) l’Église d’Antioche et de tout l’Orient fondée par les apôtres Pierre et Paul,

4) l’Église orthodoxe de Jérusalem fondée par l’apôtre Jacques,

5) l’Église de Géorgie fondée par l’apôtre André,

6) l’Église orthodoxe de Chypre fondée par l’apôtre Paul et,

7) l’Église orthodoxe de Grèce fondée par l’apôtre Paul.

Les Églises canoniques autocéphales.

Les Églises orthodoxes reconnues autocéphales sont au nombre de 14, classées par ordre chronologique de reconnaissance de l’autocéphalie (à l’exception du Patriarcat œcuménique de Constantinople qui jouit d’une primauté honorifique) :

1. Église orthodoxe de Constantinople (André) – siège à Constantinople – 3,5 millions de fidèles en Amérique, Europe et Asie.

2. Église orthodoxe d’Alexandrie (Marc) – siège à Alexandrie 250 000 fidèles en Afrique.

3. Église orthodoxe d’Antioche (Pierre et Paul) – siège à Antioche – 750 000 à 1 million de fidèles au Moyen-Orient.

4. Église orthodoxe de Jérusalem (Jacques) – siège de l’époque à Antioche – 130 000 fidèles en Palestine, Israël, Jordanie.

5. Église orthodoxe de Géorgie (André) – siège de l’époque à Mtskheta – 5 millions de fidèles.

6. Église orthodoxe de Chypre (Paul et Barnabé) – siège à Nicosie – 450 000 fidèles.

7. Église orthodoxe de Serbie (entre 610 et 867) 9 millions de fidèles dans les républiques yougoslaves.

8. Église orthodoxe de Russie (vers 988) – plus de 90 millions de fidèles dans la CEI.

9. Église orthodoxe de Grèce (Paul et André) – fondée au Ier siècle – environ 10 millions de fidèles.

10. Église orthodoxe de Roumanie (André au Ier siècle en Scythie mineure) – environ 20 millions de fidèles.

11. Église orthodoxe de Bulgarie (entre 600 et 865) – 8 millions de fidèles.

12. Église orthodoxe d’Albanie (1937-1967 et depuis 1991 ; période d’interdiction entre 1967 et 1991) – 160000 fidèles.

13. Église orthodoxe de Pologne (1924) – 600 000 fidèles.

14. Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie (1951) – 100 000 fidèles.

Sur les Églises autonomes

L’autonomie de certaines de ces Églises n’est pas unanimement reconnue.

1) l’Église orthodoxe du Sinaï (Patriarcat de Jérusalem),

2) l’Église orthodoxe de Crète (semi-autonome) (Patriarcat œcuménique),

3) l’Église orthodoxe autonome d’Okhrid (République de Macédoine, Patriarcat de Serbie),

4) l’Église orthodoxe de Finlande (Patriarcat œcuménique)

5) l’Église orthodoxe d’Estonie (Patriarcat œcuménique),

6) l’Église orthodoxe d’Estonie (Patriarcat de Moscou),

7) l’Église orthodoxe de Lettonie (Patriarcat de Moscou),

8)l’Église orthodoxe de Biélorussie (Patriarcat de Moscou),

9) l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou),

10) ‘Église orthodoxe ukrainienne des USA (Patriarcat œcuménique),

11) l’Église orthodoxe ukrainienne du Canada (Patriarcat œcuménique),

12) l’Église orthodoxe carpato-ruthène américaine (Patriarcat œcuménique),

13) l’Église orthodoxe russe hors frontières (Patriarcat de Moscou),

14) l’Église orthodoxe de Moldavie (Patriarcat de Moscou),

15) l’Église orthodoxe de Moldavie (Patriarcat de Bucarest),

16) l’Église orthodoxe du Japon (Patriarcat de Moscou),

17) l’Église orthodoxe de Corée (Patriarcat œcuménique)

18) l’Église orthodoxe de Chine (Patriarcat de Moscou),

19) l’Église orthodoxe en Indonésie (Patriarcat œcuménique).

Sur les Églises indépendantes

La non-reconnaissance canonique de ces Églises peut tenir à des conflits territoriaux (création d’une nouvelle Église sur le territoire canonique traditionnel d’une Église établie sans son accord) ou à des conflits disciplinaires ou doctrinaux (non acceptation de décision(s) d’une Église établie, par exemple l’adoption du calendrier grégorien au lieu du calendrier julien dans le cas des « Vieux-croyants »). Elles peuvent être considérées par les Églises canoniques comme étant « schismatiques » (comme c’est le cas de l’église de Rome).

l’Église orthodoxe autocéphale biélorusse

1) l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev),

2) l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne,

3) l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne canonique,

4) l’Église orthodoxe ukrainienne autonome en Amérique,

5) l’Église orthodoxe réformatrice ukrainienne,

6) l’Église orthodoxe macédonienne,

7) l’Église orthodoxe monténégrine.

les Églises orthodoxes vieilles-calendaristes des Balkans :

1) l’Église orthodoxe vieille-calendariste de Roumanie

2) l’Église orthodoxe vieille-ritualiste lipovène

3) l’Église orthodoxe vieille-calendariste de Bulgarie.

les Églises orthodoxes vieilles-calendaristes de Grèce :

1) l’Église des vrais chrétiens orthodoxes de Grèce – Synode Chrysostomite,

2) l’Église des vrais chrétiens orthodoxes de Grèce – Synode Auxentiite,

3) l’Église des vrais chrétiens orthodoxes de Grèce – Synode Lamian,

4) l’Église orthodoxe de Grèce – Saint-Synode en résistance,

5) la Vraie Église orthodoxe de Grèce – Synode Matthéiste,

6) l’Église orthodoxe d’Europe occidentale et des Amériques,

les Églises orthodoxes indépendantes russes :

1) l’Église orthodoxe russe autonome,

2) l’Église orthodoxe russe en exil,

3) l’Église orthodoxe russe hors frontières – Autorité suprême provisoire de l’Église,

4) la Vraie Église orthodoxe russe – Synode Lazarite,

5) la Vraie Église orthodoxe russe – Synode Raphaëlite,

6) la Vraie Église orthodoxe russe – Métropolie de Moscou,

7) l’Église orthodoxe russe séraphimo-guennadite,

8)la Sainte Église orthodoxe en Amérique du Nord,

les Églises vieilles-croyantes russes :

1) l’Église orthodoxe vieille-ritualiste russe,

2) l’Église vieille-orthodoxe pomore,

3) l’Église vieille-orthodoxe russe.

les églises orthodoxes indépendantes françaises :

1) l’Église orthodoxe des Nations,

2) l’Église orthodoxe de France

3) l’Église orthodoxe des Gaules

4) l’Église byzantine hors frontières,

5) l’Église orthodoxe abkhaze,

6) l’Église orthodoxe turque.

Églises orthodoxes sorties de la théologie des sept-conciles

Toutes sont issues de scissions dans l’Église russe et elles sont considérées par les Églises canoniques comme des sectes « hérétiques » :

1) Doukhobors

2) Moloques

3) Khlysts

4) Subbotniks et

5) Scoptes.

صاحب القداسة بنيامين الأول عبود نعت تصرفات بعض الرؤساء الروحيين بالإرهاب الفكري من دون تسمية أحد

‫الإرهاب الفكري نترجمه بعدم إحترام الرأي الآخر وبسلب ابن وطني حقه وحريته وحرية تعبيره وحرية ممارسته حقه في الصلاة وفِي ممارسة عقيدته. الإرهاب الفكري يحجر على العقول والحريات ويحرم عليها التعبير عن ذاتها بحجة أن هذا مخالف لثقافةٍ أو لمذهبٍ أو لعقيدةٍ أو لرأيٍ يخالف من يمارسه عمداً.‬

Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud parle des Patriarcats et des Patriarches Chrétiens

Mes bien-aimés,

Nous continuons nos études sur les Patriarches dans le christianisme.

En plus de l’Église de l’Unité, le titre de patriarche est donné dans certaines Églises chrétiennes, dont l’Église catholique, les Églises orthodoxes et les Églises orientales.

L’autorité suprême d’une Église autonome est souvent désignée sous le titre de patriarche.

Certaines Églises orientales utilisent aussi le titre de catholicos. Le terme provient du grec ancien πατριάρχης patriarkhês, qui signifie « chef de famille ».

Dans l’Église catholique, les patriarcats couvraient l’Empire romain, alors que les catholicos désignaient leur équivalent dans des territoires hors de l’empire, tels par exemple l’Arménie ou la Chaldée (située à l’intérieur de l’actuel Irak) notamment. On parle aussi de « patriarche mineur ».

Sur les cinq patriarches

Par analogie avec les termes de l’Ancien Testament, il a été utilisé jusqu’au VÈME siècle comme synonyme pour évêque. Néanmoins il désignait les titulaires d’une autorité plus importante, supérieure à celle des métropolitains.

Les trois premiers patriarcats sont ceux de Rome, Antioche et Alexandrie.

Au concile de Chalcédoine de 451 furent créés les patriarcats de Jérusalem et de Constantinople, ce dernier n’étant reconnu par le pape qu’en 1215.

C’est néanmoins à partir de ce concile qu’on peut parler officiellement de patriarches, et même de Pentarchie, et non simplement de primauté entre évêques.

Ces cinq villes sont les sièges de plusieurs patriarcats appartenant chacun à des Églises différentes.

1) Patriarches d’Antioche

Le siège d’Antioche fut longtemps le troisième de la Chrétienté, derrière Rome et Alexandrie ; il fut fondé par Ignace d’Antioche en 69. La ville est actuellement le siège de plusieurs patriarcats appartenant à des Églises différentes.

Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des Melkites : érigé en 1728 sous le nom de « melkite-catholique » au sein de l’Église catholique pour les fidèles du Patriarcat d’Antioche qui décidèrent de rétablir avec Rome l’antique communion catholique.

Son actuel titulaire est Joseph Absi il siège à Damas. Il est le chef de l’Église grecque-catholique melkite et réside à Damas. Il incarne la succession historique ininterrompue depuis les temps apostoliques.

En 1724, à la mort du patriarche Cyrille V Zaïm (en) (lequel louvoya continuellement entre sa « soumission » au patriarcat orthodoxe de Constantinople et son désir de rétablir la communion avec Rome) a été élu le patriarche Cyrille VI Tanas, qui adressa aussitôt sa lettre de communion solennelle au Pape Benoît XIII, selon le désir de la majorité des évêques du patriarcat.

Réagissant 15 jours plus tard, le patriarcat de Constantinople excommunie le patriarche Cyrille VI et consacra « patriarche d’Antioche » un moine grec, Jérémie, qui prit le nom de Sylvestre et fut immédiatement envoyé à Damas pour concurrencer, avec l’appui du pouvoir civil ottoman, le patriarche excommunié Cyrille VI.

Cet acte est, depuis 1724, à l’origine de la bicéphalie actuelle divisant le patriarcat d’Antioche : d’une part le patriarche melkite-catholique d’Antioche excommunié Cyrille VI et, d’autre part, le patriarche orthodoxe d’Antioche, successeur de Sylvestre depuis 1724.

Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient (grec-orthodoxe) : siège érigé en 325, sous le nom de « grec-orthodoxe » en 1724, à la suite de l’intervention du Patriarcat de Constantinople imposant Sylvestre (un moine hellène) comme patriarche d’Antioche après la mort du patriarche Cyrille V Zaïm (en) d’Antioche. Son titulaire actuel est Jean X d’Antioche depuis 2012.

Il siège à Damas en Syrie. Sa juridiction s’étend sur la Syrie, le Liban et l’Irak ainsi que sur les diasporas issues de ces pays.

Patriarche maronite « ad honores » d’Antioche et de tout l’Orient : siège érigé en 1110 au sein de l’Église catholique, quand les maronites séparés depuis le début du VIIIÈME siècle s’unissent à elle.

Son actuel titulaire, élu le 15 mars 2011, est Mar Bechara Boutros Rahi. Il a sa résidence à Bkerké au Liban.

Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient (syrien-orthodoxe) : érigé en 544 par les chrétiens qui refusèrent les décisions du concile de Chalcédoine sur la double nature du Christ.

Son titulaire est Ignace Zakka Ier Iwas, il siège à Damas.

Patriarche latin d’Antioche : ce titre crée en 1119 lors des Croisades fut supprimé en 1964.

Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient des Syriens (syrien-catholique) : érigé en 1662 pour les syriens orthodoxes qui décidèrent de rallier Rome.

Son titulaire est Ignace Joseph III Younan, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient des Syriens, depuis 2009. Le siège du patriarcat est à Beyrouth au Liban.

2) Patriarches d’Alexandrie

Selon la tradition, le patriarcat d’Alexandrie fut fondé en 42 par l’évangéliste Marc. Alexandrie est actuellement le siège officiel de plusieurs patriarcats.

Pape d’Alexandrie et patriarche de la Prédication de saint Marc et de toute l’Afrique (copte orthodoxe) : fondé en 451 par les chrétiens qui refusèrent les décisions du concile de Chalcédoine.

Son actuel actuel titulaire est Anba Tawadoros II depuis le 4 novembre 2012, 118e Pape d’Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc.

Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique (grec orthodoxe) : son actuel titulaire est Théodore II depuis 2004.

Patriarche d’Alexandrie des Coptes (copte catholique) : fondé en 1895, son actuel titulaire est Ibrahim Isaac Sidrak qui siège en réalité au Caire.

Patriarche latin d’Alexandrie : fondé en 1341, il est supprimé en 1964.

3) Patriarches de Jérusalem

Siège parmi les plus prestigieux de la chrétienté, du fait du statut de la ville sainte, Jérusalem est aujourd’hui le siège de plusieurs patriarcats :

Patriarche de la sainte Cité de Jérusalem et de toute la Palestine (grec orthodoxe) : fondé en 451. L’actuel titulaire est Théophile III, Patriarche de la sainte Cité de Jérusalem et de toute la Palestine. Sa juridiction s’étend sur tous les chrétiens orthodoxes d’Israël, de Palestine et de Jordanie.

Patriarche latin de Jérusalem : fondé en 1099 par les Croisés. Il est devenu après la perte de la ville un titre purement honorifique dans l’Église catholique, mais redevenu une juridiction sur les catholiques d’Orient en 1847. L’actuel titulaire est Mgr Fouad Twal depuis 2008.

Patriarche arménien du trône apostolique de saint Jacques de Jérusalem : existe depuis 638. Le titulaire actuel est Nourhan Ier depuis 2013.

4) Patriarches de Constantinople

Bien que n’étant pas fondé directement par un des Apôtres, le siège de Constantinople est extrêmement prestigieux à cause du statut d’ancienne capitale impériale de la ville.

Archevêque de Constantinople, nouvelle Rome et Patriarche œcuménique : fondé en 381, il est considéré par tous les Orthodoxes comme le primus inter pares des patriarches orthodoxes.

Cette prééminence morale n’est pas comparable à l’autorité disciplinaire et dogmatique du pape, mais plutôt à un rôle de régulation et de direction spirituelle de l’orthodoxie mondiale. L’actuel titulaire est Bartholomée Ier.

Patriarche arménien de Constantinople : fondé en 1461. Son titulaire actuel est Mesrob II Mutafyan.

Patriarche latin de Constantinople : fondé en 1204 par les Croisés. Il est supprimé en 1964, après être devenu pendant des siècles un titre purement honorifique à la suite de la chute de l’Empire latin de Constantinople.

5) Patriarche de Rome

Au siège de Rome sont affectés deux titres patriarcaux :

en raison du territoire : le pape, Métropolite de Rome est patriarche d’Occident. Ce titre apparaît vers 325.

En 2006, Benoît XVI décida de ne plus faire figurer ce titre dans l’Annuaire pontifical, mais sans supprimer pour autant le patriarcat d’Occident qui reste une des grandes subdivisions de l’Église catholique.

en raison de l’Église sui juris dont il est la tête : le pape est patriarche de l’Église latine.

Sur les autres patriarches canoniques de l’Église orthodoxe

1) Patriarche de Bulgarie, métropolite de Sofia : érigé en patriarcat en 919, son titulaire actuel est Néophyte de Sofia (en) depuis le 24 février 2013.

2) Archevêque de Mtskheta et de Tbilissi, catholicos-patriarche de toute la Géorgie : fondé en 484 et érigé en patriarcat en 1010, son actuel titulaire est Élie II de Tbilissi depuis 1977.

3) Archevêque de Petch, métropolite de Belgrade-Karlovtzy et patriarche de Serbie : en 1219, son titulaire actuel est Irénée de Nis depuis le 22 janvier 2010.

4) Patriarche de Moscou et de toute la Russie : créé en 1589, indépendant du patriarcat œcuménique de Constantinople. Il fut supprimé en 1721 par Pierre le Grand. Il fut rétabli en 1918 à la suite de la chute du tsarisme, car l’Église manifestait un fort désir d’émancipation. Mais après la mort du patriarche Tikhon, il faut attendre 1943 pour que le patriarche Serge soit élu. Le titulaire actuel est Cyrille Ier depuis le 27 janvier 2009.

5) Archevêque de Bucarest, métropolite de Monténie et Dobrogea, locum tenens de Césarée de Cappadoce, patriarche de toute la Roumanie et président du Saint Synode : fondé en 1925, son actuel titulaire est Daniel de Roumanie depuis 2007.

Autres patriarches de l’Église catholique

– Patriarche d’Aquilée (Siège de l’évangéliste Marc) : fondé en 533, transféré en 568 à Grado.
Patriarche de Grado : créé en 568 par transfert du Patriarcat de l’Aquilée, transféré à Venise par Nicolas V le 8 juillet 1451.

– Patriarche de Venise : créé le 8 octobre 1457 par transfert du Patriarcat de Grado.

– Patriarche de Lisbonne : fondé le 7 novembre 1716.

– Patriarche d’Aquitaine : fondé en 1232 au bénéfice de l’archevêque de Bourges.

Patriarche des Indes occidentales : fondé en 1520, vacant depuis 1963.

Le titre de Patriarche des Indes orientales fut accordé le 1er septembre 1886 à l’archevêque de Goa (aujourd’hui en Inde), lorsque le pouvoir qu’il détenait en vertu du Padroado lui fut retiré.

Dans l’Église latine, le titre de Patriarche, comme celui de Primat, en dehors de prérogatives honorifiques, ne comporte habituellement aucun pouvoir de gouvernement (hormis, bien sûr, le titre de Patriarche de Rome et de tout l’Occident, détenu par le Pape).

Les titres de Patriarche autres que celui de Rome confèrent à leur porteur l’appellation de Sa Béatitude.

Les patriarches latins qui ne sont pas cardinaux timbrent leurs armes, comme l’archevêque, de la croix à deux traverses, et du chapeau vert avec cinq rangées de houppes, comme les cardinaux.

Le cordon et les houppes sont parfois représentés entremêlés de fils d’or.

Le patriarche de Lisbonne utilise la tiare comme timbre héraldique à la place du chapeau, mais remplace les clefs utilisées dans les armoiries papales par la croix patriarcale à double traverse et la crosse.

Jusqu’à une époque récente, il portait cette tiare à trois couronnes au cours des cérémonies. Elle lui aurait été concédée par le pape Clément XII. Il ne semble exister aucun document authentique de cette concession. Le patriarche utilisait également la sedia gestatoria et imitait d’autres usages accompagnant le Souverain pontife en public.

Patriarches orientaux

Patriarche de Babylone des Chaldéens : fondé en 1551. Titulaire actuel : Louis Raphaël Ier Sako depuis le 31 janvier 2013.

Patriarches arméniens

Patriarche suprême et catholicos de tous les Arméniens (orthodoxe): fondé en 314, son titulaire actuel est Garéguine II Nersissian depuis 1999.

Patriarche de Cilicie des Arméniens (catholique) : fondé en 1742, son titulaire actuel est Grégoire Pierre XX Ghabroyan depuis le 25 juillet 2015.

Autres patriarches coptes

Patriarche et catholicos d’Éthiopie, itchégué du Siège de Takla Haymanot et archevêque d’Aksoum : fondé en 1951, (Patriarche actuel: Abune Mathias depuis février 2013).

Patriarche d’Érythrée : fondé en 1993, son titulaire est Antoine Ier d’Érythrée depuis 2002.

Patriarches nestoriens

Catholicos-Patriarche de l’Église apostolique catholique assyrienne de l’Orient : fondé en 424, titulaire actuel : Mar Gewargis III le 20 septembre 2015.

Catholicos-Patriarche de l’ancienne Église de l’Orient : fondé en 1968, titulaire actuel : Mar Addai II de Bagdad.

Patriarches de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

Dans l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, l’office de patriarche est un office appartenant à la prêtrise de Melchisédek. Cet office est parfois désigné par le terme « évangéliste » (Éphésiens 4:11). Un patriarche donne des bénédictions patriarcales dans lesquelles sont déclarés :

le lignage de l’intéressé dans la Maison d’Israël ;

les recommandations et promesses de Dieu à l’intention de la personne qui la reçoit.

Patriarches orthodoxes non-canoniques

Il existe de nombreuses églises non-canoniques de tradition orthodoxe, ou s’inspirant de la tradition orthodoxe. Leurs chefs se proclament souvent patriarche.

Le chef de l’Église orthodoxe turque, non canonique, porte également le titre de patriarche.

Les patriarches orthodoxes d’occident :

1) Patriarcat Orthodoxe des Nations

L’Église orthodoxe des Nations ou Patriarcat de Paris, est une Église orthodoxe non canonique née, en 2011.

Le chef de l’Église porte le titre de Patriarche de Paris et de l’Église orthodoxe des Nations avec résidence à Paris ; l’actuel titulaire est Sa Toute Sainteté NICOLAS PREMIER DUVAL depuis 2011. L’Église n’est reconnue par aucune des Églises canoniques. Cependant, sa reconnaissance auto-céphalique par le patriarcat de l’Église de l’unité est envisagée en 2018.

La succession apostolique de Sa Toute Sainteté Nicolas Premier provient directement de Saint Pierre Apôtre.

2) le Patriarcat Orthodoxe de Kiev

L’Église orthodoxe ukrainienne ou Patriarcat de Kiev, est une Église orthodoxe non canonique née, en 1992, après l’indépendance de l’Ukraine. C’est une des trois principales Églises orthodoxes ukrainiennes, les deux autres étant l’Église orthodoxe d’Ukraine (rattachée au Patriarcat de Moscou) et l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne.

Le chef de l’Église porte le titre de Patriarche de Kiev et de toute la Rus’-Ukraine, avec résidence à Kiev ; l’actuel titulaire est Philarète depuis octobre 1995. L’Église n’est reconnue par aucune des Églises canoniques. Cependant, sa reconnaissance auto-céphalique par le patriarcat de Constantinople est envisagée en 2018.

Benjamin Premier Abboud et ses dires sur l’Apôtre Pierre

Mes bien-aimés,

Nous parlons aujourd’hui de Saint Pierre Apôtre.

Pierre (saint Pierre pour les catholiques et les orthodoxes), de son vrai nom Simon ou Simon Barjona (« le révolutionnaire » en araméen) ou Bar-Jona (« fils de Jonas ») selon la tradition chrétienne, aussi appelé Kephas (« le roc » en araméen) ou Simon-Pierre, est un Juif de Galilée ou de Gaulanitide connu pour avoir été l’un des disciples de Jésus de Nazareth.

Il est répertorié parmi les apôtres de Jésus avant de devenir, après la mort de ce dernier, l’un des dirigeants majeurs des premières communautés’chrétiennes.

Il est né vraisemblablement au tournant du Ier siècle av. J.-C. et serait mort selon la tradition chrétienne vers 64-68 à Rome.

La plupart des historiens soulignent le caractère très incertain de la date et des circonstances de sa mort et doutent de la pertinence du lieu traditionnellement retenu pour son exécution.

La tradition chrétienne en fait le premier évêque de Rome et l’Église catholique revendique sa succession apostolique pour affirmer une primauté pontificale — que lui contestent les autres confessions au sein de la chrétienté — et dont l’actuel pape François est le représentant.

Les sources principales sont les suivantes : le Nouveau Testament (les évangiles, les Actes des Apôtres, les épîtres pauliniennes) ; la littérature apocryphisée (dont certains textes datant du IIÈME siècle) ; les textes des Pères de l’Église (en particulier Eusèbe de Césarée, auteur de l’Histoire ecclésiastique).

Pierre s’appelle initialement Symon ou Simon.

Jésus lui donne le nom de Simon Kephas (grec Σιμων Κηφᾶς Simōn Kēphas ; araméen Šimʻōn Kêfâ ; syriaque Sëmʻān Kêfâ), d’après son surnom araméen hellénisé Kephas — transcrit en français Cephas ou Képhas —, qui signifie « roc ».

Dans l’évangile selon Matthieu, Jésus, à partir de ce surnom, fait un jeu de mot par paronomase, d’où le nom que l’intéressé a reçu dans l’espace gréco-latin (Petros ou petra en grec, et Petrus en latin) : « Pierre (Kephas), tu es un roc (grec petros), et sur cette pierre (grec petra) je bâtirai mon assemblée (ekklésia, terme à l’origine du français église »).

Le surnom en question semble souligner un trait de caractère de ce disciple qui occupe une place prééminente dans le groupe des douze apôtres de Jésus, aux côtés de deux autres « colonnes », Jacques le Juste et Jean de Zébédée.

Il renvoie dans la culture araméenne aux notions de rocher de fondation, et/ou de solidité, de dureté ou d’inflexibilité.

Jésus a ainsi pu initialement donner à Simon ce sobriquet équivalent à « Rocky » pour signifier qu’il passait pour un rustre ou un dur, l’évangéliste procédant tardivement à une reconstruction théologique par l’usage de la paronomase.

D’après l’Évangile selon Jean, Simon Bar-Jonas est originaire, avec son frère André et l’apôtre Philippe, de Bethsaïde.

Les autres évangiles sont muets sur ses origines mais laissent penser à une activité à Bethsaïde voire à Capharnaüm : pêcheur sur le lac de Tibériade.

Simon doit certainement parler l’araméen, sa langue maternelle, l’hébreu la langue liturgique et le grec, langue du commerce et des affaires dans cette région sur laquelle règne Philippe le Tétrarque, hellénisant qui y développe la culture gréco-romaine.

Simon s’installe à l’occasion de son mariage dans la maison de sa belle-famille dans cette ville d’où il est peut-être lui-même originaire.

La maison familiale semble servir de base pour le début de la mission itinérante de Jésus (Mc 1,29-39).

Avec son frère André, il décide d’abandonner famille et foyer pour suivre Jésus à la demande de celui-ci et reçoit de lui le nom de « Kephas », les évangélistes se contredisant sur le contexte dans lequel se produit l’imposition de ce nom.

Pierre est toujours cité en premier de la liste des « douze » (Mc 3,16 ; Ac 1,13) (appelés par la suite les douze apôtres).

À plusieurs reprises, dans les récits, Jean et Paul reconnaissent son importance, toutefois l’auteur de l’évangile attribué à Jean cite en premier son frère André.

Simon-Pierre manifeste sa foi au nom de tous les disciples : « Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répond : Tu es le Christ » (Mc 8,29).

Jésus lui déclare alors solennellement : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon assemblée. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux. Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16,18-19).

Pierre a assisté et participé à plusieurs miracles ou événements majeurs de la vie de Jésus, comme la Marche sur les eaux (Mt 14,28-31), la Transfiguration, l’arrestation de Jésus, son procès, puis sa Passion.

Décrit dans les Évangiles comme enthousiaste, emporté, mais parfois hésitant et faillible, il abandonne Jésus pendant la Passion malgré l’assurance qu’il avait manifestée auparavant : « Si tous viennent à tomber, moi je ne tomberai pas » (Mc 14,29).

Il a regretté amèrement ce reniement : « Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait. » (Mc 14,72).

Selon l’historien Simon Mimouni, « des divergences semblent avoir eu lieu entre Jésus et Pierre », comme en témoignent l’épisode du reniement de Pierre, unanimement rapporté par les quatre évangiles canoniques, ainsi que « le « Derrière moi Satan » du Mc 8, 33 // Mt 16, 23 », parole très dure que Jésus adresse à son disciple.

Selon l’historien Géza Vermes, Pierre « totalement dévoué à la personne de Jésus, d’après le quatrième évangile, est prêt à se servir du glaive pour le protéger [Jn, 18, 10].

Pourtant sa dévotion ne l’a pas empêché de se comporter comme un lâche quand l’heure du danger sonne pour lui.

Interrogé par le grand prêtre sur le parvis du Temple, il prétend ne pas faire partie des disciples de Jésus, jure même qu’il n’a « jamais connu cet homme », avant de s’enfuir ».

Dans « l’évangile de Jean, Pierre, tout comme d’ailleurs son frère André, semble avoir été le disciple de Jean le Baptiste, avant de devenir disciple de Jésus (Jn 1, 35-42) ».

Dans ce même évangile Pierre apparaît en concurrence avec le disciple bien-aimé, parfois identifié à Jean, fils de Zébédée.

À l’annonce par Marie de Magdala que le tombeau de Jésus avait été trouvé vide, il fut le premier à y entrer, le « disciple bien-aimé », lui ayant laissé la préséance (Jn 20,5s ; Jn 21,7).

Par la suite, il bénéficia avant les douze d’une apparition du Christ ressuscité (1Co 15,5).

Lors de la dernière apparition du Christ à ses disciples, il est réhabilité par Jésus à la suite de sa négation et ré-instauré dans sa mission de pasteur de l’Église : « Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Fais paître mes brebis » (Jn 21,15-17).

Les Actes des Apôtres le montrent comme un des principaux dirigeants de la communauté chrétienne.

Après la Pentecôte, c’est lui qui prend la parole et commence la prédication du message chrétien.

Lors du concile de Jérusalem (vers l’an 50), il prend position en faveur de l’admission des païens dans l’Église sans leur imposer les prescriptions mosaïques telles que la circoncision ; cependant Paul lui reprochera de ménager le point de vue des judaïsants menés par certains chrétiens juifs de la communauté de Jacques le Juste, « frère du Seigneur », chef de la communauté de Jérusalem soit le premier évêque de la première communauté chrétienne (Ac 21,18) : « Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il s’était donné tort. En effet, avant l’arrivée de certaines gens de l’entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens ; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l’écart, par peur des circoncis » (Ga 2,11-12).

Lors du premier concile de Jérusalem, Pierre aurait reconsidéré son attitude.

Il ouvre le débat en défendant clairement les thèses de Paul de ne pas imposer les prescriptions mosaïques aux chrétiens païens.

Jacques le Juste, chef de l’Église locale (le premier évêque de Jérusalem), clôture le conseil en approuvant Pierre et Paul.

Les chrétiens d’origine païenne sont libérés de l’obligation de suivre les traditions juives.

Selon l’historien Géza Vermes, cependant, « il s’agit probablement d’une tentative de l’auteur des Actes de combler le fossé entre les deux personnalités de l’Église [Pierre et Paul], en présentant Pierre comme un champion des non-Juifs. »

La proposition de Pierre, favorable aux chrétiens païens, serait « d’une historicité douteuse », « vu la position de Pierre prise à Antioche, et dans la mesure où il poursuivait sa mission exclusivement parmi les Juifs – n’était-il pas, selon les termes colorés de Paul « l’apôtre des circoncis », lui-même étant « l’apôtre des incirconcis » (Ga, 2, 7) ? »

Après le Concile de Jérusalem, les Actes ne disent plus rien de sa vie.

Les Pères de l’Église rapportent que Pierre, après sa fuite de Jérusalem, a exercé sa mission en d’autres lieux.

Fuyant la persécution, Pierre semble avoir gagné Antioche ; selon S. Mimouni, la chronologie d’Eusèbe de Césarée, qui date ce départ de 42, cadre mal avec celle tirée des Actes des Apôtres, qui situent Pierre en 42 à Jérusalem, et ce jusqu’en 43-44.

La tradition de l’Église catholique attribue à Pierre la direction de l’Église d’Antioche. Premier évêque de cette ville, une fête de « la chaire de saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVÈME siècle. Il serait resté sept ans à Antioche.

« La tradition [chrétienne] atteste la présence de Pierre à Rome, mais la date de son arrivée à Rome et la durée de son séjour (ou de ses séjours) sont inconnues de manière précise ».

Selon l’historien Géza Vermes, « Eusèbe affirme que […] d’Antioche, Pierre se rendit à Rome sous le règne de Claude (41-54), à la poursuite de son adversaire de l’époque samaritaine [quand il prêchait en Samarie ], Simon le Magicien. Il débarrassa Rome du bonhomme et de son influence. Dans la capitale impériale, Pierre prêcha le message chrétien ».

Selon certains critiques qui se fondent sur l’épître aux Corinthiens (1 Co 1,12) de Paul de Tarse, Pierre aurait quitté Rome pour un voyage missionnaire qui le voit passer en Achaïe, et il a l’occasion de visiter Corinthe.

Dans la première moitié des années 50 (ou au plus tôt en 48), il est à Jérusalem. Là, lors des réunions qui seront par la suite appelées « Concile de Jérusalem », il propose la solution qui est adoptée par Jacques le Juste en conclusion de l’assemblée, sur les obligations que doivent suivre les chrétiens venant du polythéisme.

Il faut que ces derniers observent un minimum de préceptes de la Torah en s’abstenant des souillures de l’idolâtrie, de l’immoralité, de la viande étouffée et du sang.

Selon la tradition, il aurait été présent à Rome lorsque Paul rédige l’Épître aux Romains, mais la critique s’interroge sur la raison pour laquelle Paul ne lui adresse pas ses salutations, dans la longue liste des disciples qui termine sa lettre.

Clément de Rome affirme que le martyre de Saint Pierre serait dû à une « injuste jalousie » et à la dissension entre les membres de la communauté chrétienne : il y aurait eu vraisemblablement dénonciation.

Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, il aurait été crucifié la tête vers le sol. Selon la tradition, l’apôtre demande ce type de supplice par humilité, ne se jugeant pas digne de mourir comme le Christ, selon une autre version, il peut s’agir d’une cruauté supplémentaire de Néron.

Un des éléments en faveur de la « tradition romaine » de la présence de la tombe de Pierre est l’absence de toute autre revendication de sa tombe par une autre cité antique.

Le séjour de Pierre et son martyre à Rome sont « quasi certains » selon l’exégète protestant Oscar Cullmann.

Cependant, selon Simon Mimouni, « la fin de Pierre restera pour l’historien dans une certaine obscurité » ; « Pierre est censé avoir subi le martyre à Rome, au cours de la persécution organisée par Néron en 64 après l’incendie de la ville – accomplissant ainsi la prophétie de Jésus qui, en Jn 21, 18-19, lui a prédit « le genre de mort par lequel il devait glorifier Dieu » ».

Sur la présence de Pierre à Rome, seuls des textes postérieurs font état de sa venue, notamment Clément de Rome (Epître aux Corinthiens, fin du Ier siècle) et Irénée de Lyon (fin du IIème siècle).

La mission et le martyre de Pierre dans la ville éternelle sont développés dans les écrits pseudo-clémentins, dans les Actes de Pierre, et dans les Actes de Paul, qui datent, dans le meilleur des cas, de la deuxième moitié du IIÈME siècle.

L’insistance sur la mission de Pierre à Rome est sans doute significative du type de christianisme qui s’est répandu dans la capitale impériale – autrement dit un christianisme de type pétrinien, plus attaché à la loi, et non de type paulinien, moins attaché à la loi »[45].

En 64, les chrétiens de Rome ont été poursuivis par Néron « non pas en tant que tels » mais sous l’accusation d’avoir incendié Rome. « La tradition chrétienne postérieure a considéré Néron comme le premier des persécuteurs »[46], alors qu’on ne peut pas parler de persécution stricto sensu et qu’il est « préférable de considérer qu’il y a eu des troubles »[46]. Il faut d’ailleurs noter « qu’il n’y a pas eu de victimes en dehors de Rome »[46].

Cette même tradition chrétienne ultérieure a rangé Pierre et Paul au rang des victimes de cette « persécution ».

Selon Simon Claude Mimouni, « la tradition chrétienne la plus ancienne affirme que Pierre a été tué en 68 et que Paul l’a été en 64 », mais pour lui « il est tout à fait envisageable de penser que c’est Pierre qui a disparu le premier en 64, et Paul le second en 68 ».

Toutefois, d’autres critiques font remarquer qu’il n’existe aucune source qui établisse un lien entre cette répression et la condamnation de Paul ou de Pierre.

En outre, la lettre de Clément de Rome (5,7 et 6,1) distingue clairement le martyre des deux apôtres et la « persécution » de 64.

Les plus anciennes indications chronologiques au sujet de sa mort datent du IVÈME siècle (Eusèbe de Césarée, Jérôme de Stridon) et placent la mort de Pierre peu après celle de Paul, elle-même située dans les années 67-68.

Il semble que c’est seulement par la suite que la mort de Paul a été située au moment où se termine le récit des Actes des Apôtres, six ans plus tôt.

L’association des deux « apôtres » donnés comme mourant le même jour de la même année, dans deux endroits différents avec deux modes d’exécutions différent, reflète probablement la totale incertitude dans laquelle se trouvaient les chrétiens au sujet de la mort de Pierre.

Dans le Nouveau Testament, deux textes sont attribués à Pierre : la Première et la Deuxième épître de Pierre.

Leur auteur s’identifie nettement au premier apôtre : l’incipit de la première épître est « Pierre, apôtre de Jésus-Christ » (1P 1,1), renforcé dans le corps de la lettre par les mots « témoin des souffrances du Christ » (1P 5,1), et celui de la deuxième « Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ » (2P 1,1).

Selon l’historien Géza Vermes, « la quasi-totalité des experts considèrent les deux épîtres qui portent son nom comme apocryphes : 1 Pierre date d’environ 100 apr. J.-C. et 2 Pierre, d’au moins 125 apr. J.-C., voire plus tardivement, autrement dit, ces textes sont postérieurs au décès de l’apôtre Simon Pierre ». Ce fait ne met pas en cause leur canonicité.

Un grand nombre d’apocryphes sont attribués à Pierre ou parlent de lui, mais ne sont pas reconnus comme canoniques par les Églises chrétiennes : les Actes de Pierre dont la fin, dans une version remaniée, constitue la Passion de Pierre (dite du « Pseudo-Linus »), l’Évangile de Pierre, l’Apocalypse de Pierre, une Lettre de Pierre à Philippe, les Actes de Pierre et André.

Aucun exégète ne conteste l’importance de Pierre par rapport aux autres disciples de Jésus ; il en est de même au début des Actes des Apôtres, bien que ceux-ci, ensuite, s’attachent plutôt à suivre Paul qui fait ainsi figure de tête spirituelle de la naissante église pagano-chrétienne.

L’importance de Pierre est reconnue par tous les chrétiens.

Les difficultés entre les confessions chrétiennes, et en particulier entre catholiques et orthodoxes, sont dues à la définition exacte de la primauté de Pierre (distinction entre importance et prééminence) : pour les catholiques, il s’agit d’une primauté de juridiction, alors que pour les orthodoxes — rejoints ensuite par les anglicans — il ne s’agit que d’une primauté d’honneur.

Les protestants ne reconnaissent que cette « importance » de Pierre, sans vouloir lui reconnaître une autorité prééminente.

La problématique principale est que la notion de prééminence semble s’être développée dans l’Église aux IIIÈME et IVÈME siècles ; elle n’apparaît pas nettement dans les écritures, ni dans les documents des deux premiers siècles.

Pierre est clairement le principal porte-parole de la première communauté chrétienne.

Il a eu l’honneur de démarrer et guider les premiers pas de la communauté, mais par la suite il n’y a pas d’évidence d’un rôle de chef administratif ou spirituel.

Jacques le mineur devient le premier évêque de l’église primitive et Paul le théologien l’artisan de la théologie ecclésiastique.

Selon les traditions syriaques du premier et deuxième siècles, Pierre aurait été attaché géographiquement à l’Église d’Antioche à 500 km au nord de Jérusalem où Barnabas était l’évêque fondateur (Actes, 11, 19-26).

Les protestants et les orthodoxes ne considèrent pas qu’il y aurait une prééminence juridique ou spirituelle ni besoin d’un successeur.

Dans l’évangile selon Matthieu (16:19-19) Jésus déclare « (…) je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon assemblée. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux. Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

L’interprétation de ce passage oppose les catholiques d’une part aux orthodoxes et aux protestants d’autre part.

Selon l’interprétation catholique, Jésus annonce à Pierre qu’il sera le fondement de son Église (ekklésia, « assemblée ») en usant d’une triple image :

la pierre : de même que Jésus est la pierre angulaire (1P 2,6-7), ainsi Pierre, en devenant son délégué sur cette terre, sera l’élément stabilisateur de son Église ;

les clés du royaume des cieux : de même que Jésus est la Porte (Jn 10,7), ainsi Pierre, en devenant son délégué sur cette terre, aura les « clés de la ville », c’est-à-dire exercera l’autorité sur la portion terrestre du Royaume des cieux l’Église) ;

le pouvoir de lier et de délier : de même que Jésus a le pouvoir de remettre les péchés (Mc 2,10), de même les Apôtres, ses délégués, pourront remettre les péchés en son nom (Jn 20,22).

Pour les protestants et les orientaux (mais aussi pour les gallicans jusqu’en 1870), c’est la déclaration de Pierre en elle-même qui serait la première pierre d’un édifice spirituel composé des pierres vivantes (tous les chrétiens) posés sur la grande pierre (rocher) qui est le Christ lui-même (1P 2,4-5).

Ainsi, pour eux, l’origine de la fonction du pape romain résulterait d’une évolution historique de l’Occident et n’est pas inscrite dans le Nouveau Testament.

Les orthodoxes – qui sont organisés en patriarcats – et les protestants reconnaissent que le siège de Rome avait la primauté d’honneur, selon le canon no 6 du concile de Nicée et le canon 28 du concile de Chalcédoine.

En occident et même chez les tridentins, cette compréhension était largement soutenue : ainsi, Bossuet dans la Déclaration des quatre articles et, avant, le décret Sacrosancta du concile de Constance.

La Saint-Pierre est fêtée par l’Église, aussi bien catholique qu’orthodoxe, le 29 juin, date à laquelle la tradition situe le martyre de Pierre, crucifié la tête en bas dans le circus vaticanus.

C’est aussi la Saint-Paul. Paul serait mort le même jour (soit la même année, soit deux à trois ans plus tard, selon les sources), décapité sur la route d’Ostie.

L’apôtre des juifs et l’apôtre des gentils sont ainsi unis dans leur mort et leur fête : l’Église y voit un symbole de l’union ecclésiale.

Un auteur chrétien de la seconde partie du IIÈME siècle, Gaïus, fait état du « trophée » qui recouvrait la tombe de Pierre au Vatican.

Les fouilles de la nécropole du Vatican ordonnées en 1940 par Pie XII dans les Grottes du Vatican à l’occasion de la mise en place du sarcophage de Pie XI, ont mis en évidence un cimetière païen et chrétien contenant de nombreuses tombes et, au-dessous de l’autel et à la verticale exacte du sommet de la coupole, un monument culturel au-dessus d’une de ces tombes, trouvée vide (tombe thêta).

Ce mémorial, qui serait le « trophée de Gaïus », a par la suite été inclus dans un monument de marbre et de porphyre d’époque constantinienne puis recouvert par des autels construits sous Calixte II (1123), Clément VIII (1594) et enfin par le baldaquin de Saint-Pierre construit de 1624 à 1633.

Bien que ce soit disputé, certains critiques estiment que les restes humains qui ont été détectés dans l’un des murs de soutien (mur rouge) sur lequel a été incisé un graffito dont subsistent les quatre premiers caractères du nom PETRO (ΠΕΤR), sont ceux de Pierre.

Le sépulcre a depuis été aménagé de façon que chaque visiteur puisse voir une partie des reliques de saint Pierre et le « trophée de Gaïus ».

Le crâne de l’apôtre, quant à lui, se trouve dans un ciborium gothique situé au-dessus de l’autel de la basilique Saint Jean de Latran, depuis le VIIÈME siècle.

L’empereur Constantin Ier y fit édifier une première basilique (occupant le site de l’édifice actuel) et dont l’abside fut construite autour de l’emplacement de la tombe, cela malgré les difficultés considérables du terrain, à flanc de colline, obligeant à d’énormes travaux de terrassement, et bien qu’il ait fallu modifier un cimetière.

Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud et ses dires sur les douze apôtres


Mes bien-aimés,

Les Douze Apôtres sont les douze disciples distingués par le Verbe incarné en Jésus de Nazareth.

Par ailleurs, selon la tradition chrétienne, Jésus a aussi distingué soixante-dix disciples, qui tous deviendront évêques d’une ville.

Tous ces disciples prêchaient la « bonne nouvelle », expression qui donnera naissance à la désignation « évangile », après que ceux-ci auront été rédigés dans les années 65 – 110.

Les douze apôtres sont désignés ainsi dans l’Évangile selon Luc (Lc 6,13).

Le nom masculin « apôtre » est un emprunt par l’intermédiaire du bas latin apostolus au grec ecclésiastique ἀπόστολος / apóstolos, dérivé du verbe ἀποστέλλειν.

Leur liste nominative est donnée quatre fois dans le Nouveau Testament, à savoir : dans les trois Évangiles synoptiques — l’Évangile selon Matthieu (Mt 10,2–4), l’Évangile selon Marc (Mc 3,16–19) et l’Évangile selon Luc (Lc 6,14–16) — et dans les Actes des Apôtres (Ac 1,13).

Les quatre listes concordent, à quelques détails près et les exégètes les groupent deux par deux.

Toutes comportent douze noms, quelques-uns des apôtres étant distingués des autres par des surnoms.

Toutes nomment Simon dit Pierre en tête et Judas dit (l’)Iscariote en dernier.

Toutes classent les Apôtres selon un ordre décroissant de préséance qui traduit leur autorité respective dans l’Église primitive.

Simon est dit le Cananéen par Matthieu et Marc ; et le Zélote par Luc et les Actes des Apôtres.

Si l’Évangile selon Jean ne donne pas de liste nominative des Apôtres, il en reconnaît bien douze. Il ne nomme jamais explicitement Matthieu, ni Barthélemy, ni Jacques le Mineur ni Simon le Zélote. En revanche, il mentionne Nathanaël, nom absent des évangiles synoptiques.

Douze apôtres furent choisis par Jésus-Christ pour être, en dehors de leur mission évangélisatrice, un symbole pour le peuple d’Israël : ils représentent par leur nombre le peuple de la nouvelle Loi, de la nouvelle alliance, tel qu’il sera rassemblé par Dieu à la fin des temps; Matthieu 19,28.

Le nombre douze évoque les douze tribus d’Israël ; c’est-à-dire les élus, le peuple élu de Dieu, et ainsi donc les futurs chrétiens, peuple de la nouvelle Loi.

Ce nombre évoque ainsi une des missions du Christ qui était le rassemblement du peuple pour accomplir l’ancienne loi, de Moïse, en établissant la nouvelle loi; Matthieu 5,17.

Notons enfin un dernier parallèle entre les douze tribus d’Israël et les douze Apôtres dans le livre de l’Apocalypse 21,12 et 21,14.

Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, c’est-à-dire que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux apôtres dans la succession des personnes et des doctrines.

Les douze apôtres sont : Pierre (Simon-Pierre) et son frère André (dit le Protoclet ; Jacques le Majeur et son frère Jean, tous deux fils de Zébédée ; Philippe ; Barthélemy ; Thomas, Matthieu ; Jacques le Mineur, fils d’Alphée ; Jude (appelé aussi Thaddée) ; Simon le Zélote ; Judas Iscariote ; ce dernier a été remplacé par Matthias après sa mort.

Après la Pentecôte, les douze apôtres se dispersèrent pour prêcher l’Évangile, tout en revenant rendre compte régulièrement à Jérusalem.

Paul de Tarse est considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne, il est qualifié « d’apôtre des gentils ».

Le groupe des Douze demeure après la Résurrection. Après la trahison et la mort de Judas, les Onze qui subsistent décident de tirer un disciple au sort, Matthias, pour « devenir avec nous témoin de la résurrection ». Ils sont, avec d’autres disciples, les bénéficiaires du don de l’Esprit à la Pentecôte (Ac 2). Ensuite, ce groupe n’est plus renouvelé.

Après la mise à mort de Jacques, frère de Jean, par Hérode Agrippa Ier en 44, il semble que le groupe se disperse et perde son leadership.

Paul ne cite qu’une fois « les Douze » en I Cor.15:5, à propos des témoins de la Résurrection, et encore dans une reprise d’une confession de foi antérieure.

Du temps de leur ministère, les Douze ne jouent plus aucun rôle actif. La plupart sont des figures sans relief dont nous ne savons rien de certain.

La tradition ultérieure n’est pas unanime sur le nom des membres de ce groupe.

De ce fait, quelques critiques modernes ont cru que ce groupe était entièrement fictif, inventé par la tradition évangélique.

Par contre, Paul connaît une autre organisation faitière de l’Église. Pierre et Jean sont considérés avec Jacques « frère du Seigneur » comme les « colonnes de l’Église » (cf Gal 2,9).

Il convient néanmoins de prendre en considération le fait que les apôtres connus soient ceux qui ont christianisé le monde romain et qui ont été martyrisés dans les endroits les plus divers de l’oecumen. Ils sont les fondateurs des premières Églises romaines, latines et grecques dans des villes importantes, à Rome, Antioche (ancienne capitale du royaume macédonien de Seleucos 1er, la Perse conquise par Alexandre), Ephèse, Corinthe alors que Byzance n’était encore qu’une modeste cité de la Thrace à l’époque des « Douze Cesars »… Pour l’autre grande métropole hellénistique, Alexandrie, ce fut Marc, le secrétaire de Pierre et le rédacteur de l’Évangile qui est celui de Pierre, qui y fonda la première Église égyptienne (copte en langue vernaculaire, Ka-Ptah, la Maison de Ptah, étant le nom de l’Égypte) Ceux qui sont les moins connus, Simon le zélote et Jude, ont franchi le limes pour aller porter la bonne parole dans l’empire perse, y ont fondé des Églises avant d’être martyrisés; Thomas et Barthélemy ont encore été plus loin, jusqu’en Inde où leurs Églises furent retrouvées par les portugais après l’expédition de Vasco de Gama.

Matthieu et Matthias sont morts en Éthiopie qui était ouverte au commerce avec l’Égypte.

La moitié des Douze apôtres, sauf Matthieu qui a laissé son Évangile avant de partir, n’a donc joué aucun rôle dans l’implantation du christianisme romain depuis l’Église primitive de Jérusalem, qui est la coque de la graine, jusqu’à sa reconnaissance comme grande religion de l’empire par Constantin (édit de Milan de 313) puis religion d’État sous Theodose.

Le christianisme de l’ère apostolique (qui se termine avec la mort de Jean en 101 à l’âge de 98 ans sous l’empereur Trajan) a réussi son enracinement puis son développement, mais seulement dans l’espace de la civilisation greco-latine, c’est-à-dire dans l’immense Empire romain, avec son Orient hellénistique de langue grecque et son Occident de langue latine, au point de se confondre ensuite avec elle.

Les douze apôtres relatés par les quatre évangélistes :

Les Évangiles de Matthieu, Marc, Jean et Luc racontent la vocation de ces douze disciples de Jésus de Nazareth choisis et donnent leur liste de la façon suivante :

Selon Matthieu

« Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. » – (Mt 10:1-4)

Voici les noms des douze apôtres :

Simon, appelé Pierre,
André son frère,
Jacques, fils de Zébédée,
Jean son frère,
Philippe,
Barthélemy,
Thomas,
Matthieu le publicain,
Jacques, fils d’Alphée,
Thaddée,
Simon le Zélote (ou le Cananite),
Judas l’Iscariote, celui qui livra Jésus.

Selon Marc

« Il monta ensuite sur la montagne ; il appela ceux qu’il voulut, et ils vinrent auprès de lui. Il en établit douze, pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les démons. » — (Mc 3:13-19)

Voici les douze qu’il établit :

Simon, qu’il nomma Pierre,
Jacques, fils de Zébédée,
Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie fils du tonnerre
André,
Philippe,
Barthélemy,
Matthieu,
Thomas,
Jacques, fils d’Alphée,
Thaddée,
Simon le Cananite,
Judas Iscariote, celui qui livra Jésus.

Selon Luc

« En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d’apôtres » — (Lc 6:12-16)

Simon, qu’il nomma Pierre,
André, son frère,
Jacques,
Jean,
Philippe,
Barthélemy,
Matthieu,
Thomas,
Jacques, fils d’Alphée,
Simon, appelé le zélote,
Juda de Jacques,
Judas Iscariote, qui devint traître.

Selon Jean

Les auteurs de l’évangile selon Jean ne donnent pas une liste pareille à celles de Marc, Luc et Matthieu. Cependant, l’épisode conclusif de leur évangile, le miracle au lac de Tibériade, ajouté par le troisième auteur, est introduit par une liste des apôtres en forme réduite, la suivante :

« Simon Pierre, Thomas appelé le Jumeau, Nathanaël de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples se trouvaient ensemble. » — (Jn 21:2)

À cette liste il faut ajouter Judas Iscariote, fréquemment cité, ainsi qu’André (Jn 1:40), Philippe (Jn 1:43) et Jude (Jn 14:22).

Benjamin Premier Abboud énumère les Patriarches depuis Adam jusqu’aux Apôtres

Mes bien-aimés,

Notre continuons aujourd’hui notre étude sur les Patriarches d’après la Bible.

Nous nous souvenons qu’au sens strict, le terme patriarches désigne les trois pères fondateurs du peuple juif, qui sont présentés dans le Livre de la Genèse. Il s’agit d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Leur vie est marquée par des pérégrinations dans les régions du Néguev et de Sichem.

Leur première fonction est de peupler la terre avec leurs descendances. Ils sont membres d’une famille avec laquelle Dieu a scellé l’alliance (Circoncision) en vue d’engendrer une grande nation, les Hébreux.

Au sens large, le terme « patriarche » désigne tous les personnages bibliques de la Genèse à partir d’Adam.

On parle alors de « patriarches antédiluviens ».

Le mot « patriarche » n’est pas utilisé dans la Bible. Il vient du latin patriarcha repris dans la chrétienté et est dérivé du grec patriarkhês (πατριάρχης chef de famille).

Son utilisation a été tributaire des traductions de la Torah dans la Bible chrétienne.

Les juifs et les chrétiens considèrent les patriarches comme les pères de leur civilisation.

Dans la Torah, les patriarches sont de la même souche, c’est-à-dire qu’ils descendent de Sem fils de Noé (et on peut remonter jusqu’à Adam).

Leur rôle y est décrit comme étant lié par une alliance éternelle depuis Abraham, ils n’innovent pas en matière de religion et leurs conduites morales diffèrent de celles plus tardives issues de la loi mosaïque.

Ils ne sont pas non plus rattachés à une terre et ils ne font pas de prédication prophétique.

Dans la tradition chrétienne, les patriarches font tous partie d’une même généalogie, qui part de Adam jusqu’à Jésus-Christ.

Certains théologiens, pour simplifier un peu les choses, l’ont divisée en six périodes ou âges, présentés ci-après suivant les Tablettes chronologiques de l’histoire universelle sacrée et profane (1763) de Nicolas Lenglet Du Fresnoy :

Premier âge – Du commencement du monde au Déluge

Dieu créa à partir de rien le ciel et les quatre éléments et des cieux fabriqua tout le reste en six jours.

Sur la fin du jour, il produit Adam et Ève. Adam quitte le Paradis. Promesse divine d’Adam (rédemption).

Naissance de Caïn et d’Abel. Caïn assassine Abel le juste. Caïn devenu errant et fugitif sur la terre, construction des premières villes.

Vocation de Noé. Destruction de toute créature terrestre par le Déluge, à l’exception de Noé, de ses trois fils et leurs femmes.

Deuxième âge – Du déluge à la naissance d’Abraham
Alliance divine de Noé (fin de déluge universel). Divulgation des lois dites noachiques dont les interdits à l’idolâtrie et relation immorale (incestueuse et adultère), assassinat, blasphème contre Dieu, vol, se nourrir de sang, et d’établir des procès de justice. Partage de la terre entre les trois fils de Noé, Sem, Cham et Japhet. Discorde entre les générations et repartage de la terre après la mort de Noé. Vocation de Melchisédec. Tour de Babel et Babylone. Dispersion des peuples, premières guerres et captivités. Culte des idoles. Nimrod.

Troisième âge – De la naissance d’Abraham à la sortie d’Égypte.
Abraham contre l’idolâtrie. Abraham quitte la Chaldée. Promesse divine (terre et paternité) et alliance d’Abraham (circoncision). Ismaël et Isaac. Ésaü et Jacob. Les douze fils de Jacob et tribus (Ruben, Siméon, Lévi, Judah, Issachar, Zebulon, Dan, Naphtali, Gad, Asher, Joseph, Benjamin). Joseph en Égypte. Famine sur la terre. Jacob et ses fils et leurs femmes en Égypte. Vocation de Moïse. Dieu retire son peuple de l’esclavage.

Quatrième âge – De la sortie d’Égypte à la fondation du Temple à Jérusalem.
Moïse contre l’idolâtrie. Alliance divine de Moïse (arche et tente d’assignation). Divulgation des lois dites mosaïques déclarant Dieu unique et saint, le jour du repos et interdictions d’idolâtrie, blasphème du nom sacré, tuer, adultère, voler, faux témoignage, convoitise. 40 ans dans le désert avant la quête de la terre promise (accomplissement de la promesse d’Abraham). La tribu de Lévi entièrement assignée au service divin. Répartition de la terre entre les 11 tribus. Époque des premiers juges et prophètes en Israël, et premiers rois. David est sacré roi par ordre de Dieu et pose les fondations de la maison de l’Éternel à Jérusalem.

Cinquième âge – De la fondation du Temple à la captivité de Babylone.
Sagesse de Salomon, roi et juge sur le peuple. Construction de la maison de l’Éternel. Le peuple se détourne de son Dieu. Succession des rois de Jérusalem et rois d’Israël. Conflit et guerres. Dieu se détourne de son peuple et de sa maison. Jérusalem livré aux pillards. Destruction de la maison de l’Éternel. Les enfants d’Israël exilés en captivité. Orgueil de Nabukadnetsar, roi de Babylone.

Sixième âge – De la fin de la captivité de Babylone à la crucifixion de Jésus.
Édit de Cyrus pour la reconstruction de la maison de Dieu. Retour de l’exil et captivité et reconstruction du temple de Jérusalem. Israël tribut de Rome. Vie et passion du seigneur Jésus-Christ. Les 12 Apôtres (72 Disciples).
Au 4e chapitre du livre de la Genèse et au 1er chapitre du Combat d’Adam et Ève, de Seth lorsque Adam fut expulsé du jardin d’Éden, il pleura et se lamenta tant que Dieu en eut pitié et qu’il lui fit la promesse de le ramener en Éden après 5½ jours, d’après les jours célestes ; ce qui correspond à 5500 ans. À ce moment-là, Dieu viendrait lui-même racheter sa vie par le sang d’un fils de la même lignée qu’Adam.

À la création d’Adam, Dieu lui conféra trois principaux caractères avec lesquels il agissait comme son intendant sur toute la création terrestre : la royauté, le sacerdoce et la prophétie, au moyen desquels il agirait comme intermédiaire entre le trône de Dieu et ses créatures. Lorsque Adam fut déchu de son statut, ces trois attributs se divisèrent parmi ses descendants et s’opposèrent l’un contre l’autre (particulièrement le prophète contre le roi, et prophète contre sacrificateur).

Cette généalogie pourrait être incomplète du fait de la captivité des Juifs en Égypte et à Babylone (Assyrie) ; l’histoire des enfants d’Israël est entrecoupée de guerres et de conflits survenus à cause de l’abandon de l’alliance de Dieu, alors qu’ils étaient adonnés à l’idolâtrie et s’étaient détournés des voies justes que Dieu, aidé des prophètes, avait instituées. Mais les chefs religieux de l’époque, les sacrificateurs et lévites, tuèrent les prophètes et substituèrent les décrets divins par des traditions humaines, ce qui attira la colère divine sur eux.

La « sainte Généalogie » d’après le Livre de la Caverne des trésors ou Livre de l’ordre de succession des générations, un écrit syriaque daté du VÈME ou VIÈME siècle attribué à Éphrem de Nisibe :

1) Adam engendra Seth de sa femme Ève

2) Seth engendra Énos de sa femme Aklemia qui était née avec Abel.

3) Enos engendra Kenan de sa femme Hanna, fille de Jubal, fille de Hoh, fille de Seth

4) Kenan engendra Mahlalail de sa femme Peryath, fille de Kotun, fille de Yarbal

5) Mahlaleel engendra Jared de sa femme Sehatpar, fille de Enos

6) Jared engendra Henoc de sa femme Zebhidha, fille de Kuhlon, fille de Kenan

7) Henoc engendra Methuselah de sa femme Zadhkin, fille de Topih, fille de Mahlaleel

8)Methuselah engendra Lamech de sa femme Sakhuth, fille de Sokhin

9) Lamech engendra Noah de sa femme Kipar, fille de Tuthath, fille de Methuselah

10) Noah engendra Shem, Ham et Japhet, de sa femme Haykal, fille de Namus

11) Shem engendra Arphaxad

12) Arphaxad engendra Salah et Kainan qui engendra Melchisédec

13) Salah engendra Heber

14) Heber engendra Peleg

15) Peleg engendra Rehu

17) Rehu engendra Serug

18) Serug engendra Nahor de sa femme Kahal, fille de Peleg

19) Nahor engendra Terah de sa femme femme Yapush, fille de Rehu

20) Terah engendra Abraham de sa femme Yona, et Sarah de sa femme Salmuth

21) Abraham engendra Isaac de sa femme Sarah et Ismaël de Agar

22) Isaac engendra Jacob de sa femme Rebecca

23) Jacob engendra 12 fils ; de sa femme Léa, Ruben, Siméon, Lévi, Judah, Issachar, Zabulon & Dinah – de Zilpah, Gad & Asher – de sa femme Rachel, Joseph & Benjamin – de Bilha, Dan & Naphtali

24) Judah engendra Pharez de Tamar

25) Phares engendra Hesron

26) Hesron engendra Aram

27) Aram engendra Amminadab

28) Amminadab engendra Nashon

29) Nahasson engendra Salmon

30) Salmon engendra Boaz de sa femme Rahab

31) Boaz engendra Obed de sa femme Ruth, fille de Lot

32) Obed engendra Jesse

33) Jesse engendra David, roi d’Israël après Saul

34) David engendra Salomon de Bathsheba

35) Salomon engendra Rehoboam

36) Rehoboam engendra Abijah

37) Abijah engendra Asa

38) Asa engendra Jehoshaphat

39) Jehoshaphat (Josaphat) engendra Joram

40) Joram engendra Ahaziah

41) Ahaziah engendra Joash

42) Joash engendra Amaziah

43) Amaziah engendra Uzziah

45) Uzziah engendra Jotham

46) Jotham engendra Ahaz

47) Ahaz engendra Hezekiah

48) Hezekiah engendra Manasseh

49) Manasseh engendra Amon

50) Amon engendra Josiah

51) Josiah engendra Jehoiakim

52) Jehoiakim engendra Jehoiachin

53) Jehoiachin engendra Salathiel

54) Salathiel engendra Nedabijah

55) Nedabijah engendra Zerubbabel

56) Zerubbabel engendra Abiud

57) Abiud engendra Eliakim

58) Eliakim engendra Azor

59) Azor engendra Zadok

60) Zadok engendra Achin

61) Achin engendra Eliud

62) Eliud engendra Eleazar

63) Eleazar engendra Matthan

64) Matthan engendra Jacob et Yonakhir de sa femme Sabhrath, fille de Phinehas

65) Jacob engendra Joseph de sa femme Hadhbhith, fille de Eleazar

66) Yonakhir engendra Marie de sa femme Dina (Hanna), fille de Pakodh

67) Joseph prit Marie en tutelle, de qui naquit Jésus

68) Jésus prit en tutelle 12 Apôtres d’entre les 72 Disciples ; Simon-Pierre, André le frère de Simon-Pierre, Jacques et Jean les fils de Zébédée, Mathieu-Lévi, Philippe, Barthélemy, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Labbeus (Thaddée), Simon le Cananite, Judas Iscariote (remplacé par Matthias).

Benjamin Premier Abboud parle des églises qui suivent les trois premiers conciles œcuméniques

Mes bien-aimés,

Nous abordons aujourd’hui les Églises des trois conciles.

Les Églises des trois conciles font partie des Églises antéchalcédoniennes, au même titre que les Églises des deux conciles.

Parmi les conciles œcuméniques des premiers siècles du christianisme, les Églises des trois conciles ne reconnaissent que les trois premiers, d’où leur appellation.

Il s’agit du premier concile de Nicée (325), du premier concile de Constantinople (381) et du concile d’Éphèse (431), tous trois antérieurs à la division du christianisme lors du concile de Chalcédoine (451).

Elles rassemblent environ 65 millions de baptisés.

Les Églises qui ont accepté le concile de Chalcédoine sont dites « chalcédoniennes ».

Très largement majoritaires au sein du christianisme contemporain, elles incluent notamment les Églises orthodoxes (ou Églises des sept conciles), l’Église catholique (ou Église des 21 conciles) et la plupart des Églises protestantes.

Ces Églises, qui sont en communion réciproque tout en restant indépendantes sur les plans de la liturgie et de l’organisation, se définissent par les conciles œcuméniques qu’elles reconnaissent, à savoir les trois premiers :

325 : Ier concile de Nicée dit concile des 318 Pères, contre l’arianisme (doctrine d’Arius). Adoption du Symbole de Nicée, qui déclare la consubstantialité du Père et du Fils.

Fixation de la date de Pâques.

Confirmation de l’autorité, supérieure à celle des évêques métropolitains, exercée par les évêques de Rome, Alexandrie et Antioche, et l’octroi d’honneur spécial à l’évêque de Jérusalem, sans lui conférer l’autorité métropolitaine.

381 : Ier concile de Constantinople (concile des 150 Pères) contre la négation de la divinité du Saint-Esprit et contre les Ariens. Adoption du Symbole de Nicée-Constantinople, qui proclame la consubstantialité de l’Esprit-Saint avec le Père et le Fils.

Attribution du 2e rang d’honneur à l’évêque de Constantinople, reléguant Alexandrie au troisième rang.

431 : concile d’Éphèse qui proclame Marie Mère de Dieu et condamne Nestorius. Proclame l’unité de personne en Jésus-Christ.

La séparation entre ces Églises et les autres dans l’Empire romain et dans l’ouest survient à la suite du quatrième concile œcuménique, celui de Chalcédoine (451) qui condamne la doctrine d’Eutychès, selon lequel le Christ n’aurait qu’une seule nature, divine, la nature humaine étant en quelque sorte absorbée par la nature divine, doctrine dite des monophysites. Au contraire, le concile affirme ses deux natures, divine et humaine, en l’unique personne de Jésus-Christ, en adoptant le symbole de Chalcédoine.

Ces Églises réfutent la qualification de « monophysite » et se rallient à la formulation de Cyrille d’Alexandrie, « Une est la nature incarnée de Dieu le Verbe », (miaphysisme).

Elles sont de tradition liturgique arménienne, syriaque occidentale, copte et guèze.

Pour ces Églises, « à l’heure actuelle, l’appellation couramment admise est « Églises orthodoxes orientales » ».

Par ce nom le Conseil œcuménique des Églises les distingue des autres Églises, aussi nommées orthodoxes, que le Conseil appelle les Églises orthodoxes chalcédoniennes.

Ces églises non-chalcédoniennes ne sont pas en communion eucharistique avec les églises dites « églises orthodoxes (chalcédoniennes) » ou « Églises orthodoxes (byzantines) » « depuis la rupture de 451 et un différend christologique : les premières — s’inscrivant du côté de Cyrille d’Alexandrie — s’opposent aux secondes – issus de l’école antiochienne – qui parlent de deux « natures » (physeis) du Christ, ce que les premières considèrent comme une division dans la personne du Christ, préférant évoquer une « physis de Dieu le Verbe incarné ».

Au contraire, les chalcédoniens redoutent qu’en suivant cette dernière expression, une des deux natures, divine et humaine, du Christ ne disparaisse, traitant alors leurs adversaires anté-chalcédoniens de « monophysites » (« une seule nature » qui les qualifient pour leur part de « dyophysites » (« deux natures ».

Malgré les tentatives de conciliation de Jean d’Antioche pour rapprocher les positions par une formulation insistant sur l’unité personnelle des deux natures et essayant de résoudre l’épineux problème de la « Théotokos » (mère de Dieu) concernant Marie, mère de Jésus, les considérations politiques clivant le patriarcat d’Alexandrie et celui de Constantinople l’emportent et le schisme s’opère à la suite du concile de Chalcédoine, divisant très profondément la chrétienté, ce qui aura des conséquences durables surtout en Orient au moment de l’essor de l’Islam.

La plupart des Églises anté-chalcédoniennes revendiquent traditionnellement avoir été fondées antiquement par les premiers apôtres de Jésus de Nazareth ou des disciples directs de ceux-ci : Pierre à Antioche pour l’Église syriaque orthodoxe, Marc à Alexandrie pour l’Église copte orthodoxe, Barthélemy et Thaddée pour l’Église apostolique arménienne ou encore Thomas pour l’Église syro-malankare orthodoxe du Kerala.

Les Églises orthodoxes orientales dans le monde :
Religion principale (plus de 75%)
Religion majoritaire (50% – 75%)
Religion minoritaire importante (20% – 50%)
Religion minoritaire (5% – 20%)
Religion très minoritaire (1% – 5%)
Religion très minoritaire (moins de 1%), mais avec autocéphalie locale
La plupart des fidèles des Églises orthodoxes orientales vivent au XXIÈME siècle en Éthiopie, en Érythrée, en Égypte, en Syrie, au Liban, en Arménie et en Inde ; il existe d’importantes diasporas en Europe, en Amérique du Nord et Amérique du Sud ou encore en Australie.

L’ensemble de ces Églises représente environ soixante millions de fidèles avec une grande disparité dans les confessions, les plus petites ne comptant guère plus de quelques milliers de fidèles tandis que l’Église éthiopienne orthodoxe en dénombre près de quarante millions.

Les Églises qui constituent la famille historique des Églises miaphysites se répartissent entre plusieurs traditions culturelles, elles-mêmes souvent réparties entre plusieurs Églises.

Les Église copte orthodoxe, dont le siège est au Caire, dirigée par le Pape d’Alexandrie et Patriarche de toute l’Afrique et du siège de saint Marc » Théodore II d’Alexandrie.

Les Église éthiopienne orthodoxe tewahedo, dont le siège est à Addis-Abeba, dirigée par le Patriarche et Catholicos d’Éthiopie, Itchégué du Siège de Takla Haïmanot et Archevêque d’Aksoum, Abune Mathias.

Église éthiopienne orthodoxe en exil
Église érythréenne orthodoxe, dont le siège est à Asmara, dirigée par le Patriarche d’Érythrée Antoine Ier.

Église syriaque orthodoxe, dont le siège est à Damas, dirigée par le Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient Ignace Ephrem II Karim.

Église syro-malankare orthodoxe, dont le siège est à Puthencuriz, dirigée par le Catholicos de l’Orient, Baselios Thomas Ier.

Église malankare orthodoxe, dont le siège est à Kottayam, dirigée par le Catholicos de l’Orient et Métropolite de Malankara, Baselios Marthoma Paulose II.

L’Église apostolique arménienne, dont le siège est à Etchmiadzin, dirigée par le Catholicos de tous les Arméniens Garéguine II ; elle compte également un siège autocéphale, le Catholicossat arménien de Cilicie, établi à Antélias et dirigé par le catholicos Aram Ier.

Les Églises historiques suivantes en font également partie :

le Maphrianat de l’Orient (Église « jacobite » de Mésopotamie) ;

l’Église d’Aghbanie ;

l’Église de Nubie.

En Inde, l’Église syro-malankare dite « jacobite » reste dans la juridiction de l’Église syriaque-orthodoxe et patriarcale d’Antioche (qui a rétabli pour elle le titre de Maphrien), alors que l’Église malankare (Église orthodoxe des Indes), s’est proclamée autocéphale (elle est dirigée par un Catholicos).

Les relations entre les deux Églises sont parfois tendues. De nombreux lieux de cultes sont fermés ou disputés.

L’Église syrienne indépendante du Malabar (M.I.S.C), quoique profondément enracinée dans l’héritage syro-antiochien, par son absence d’hégémonisme, de prosélytisme et d’esprit de concurrence, tient une place particulière dans le dialogue œcuménique (elle est dirigée par un Métropolite).

Chacune de ces Églises syriennes historiques et autocéphales des Indes n’en reconnaît pas moins l’autorité spirituelle du Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient.

Les relations entre l’Église copte et l’Église éthiopienne sont tendues à Jérusalem, la première accusant la seconde d’y occuper une partie de ses lieux saints. Une Église éthiopienne orthodoxe en exil s’est formée après la déposition du patriarche Abuna Merkorios en 1991 et son exil aux États-Unis.

L’indépendance de l’Érythrée a été suivie de la création de l’Église érythréenne autocéphale. Cette dernière s’est tournée plutôt vers l’Église copte que vers l’Église éthiopienne.

Le remplacement à la tête de l’Église érythréenne en 2007 du patriarche Antoine Ier par Dioscore Ier n’est toujours pas reconnu par les autres Églises orientales.

Durant des siècles, c’est l’éloignement voire la confrontation qui marquent les deux conceptions et il faut attendre la deuxième moitié du xxe siècle pour que s’opère un rapprochement dans ce qui apparaît comme un débat probablement plus sémantique que réellement théologique.

Les Églises « orthodoxes des sept conciles » et « orthodoxes orientales » se rencontrent finalement en 1965 à Addis-Abeba et affirment leur appartenance à la même foi.

Vingt ans plus tard, elles s’engagent dans un dialogue théologique dont découlent en 1990 certains accords christologiques. Si la proposition a été faite de lever les anathèmes de la période byzantine, elle n’a pu encore trouver de concrétisation faute d’une réception dans l’ensemble des églises concernées, traduisant le manque actuel de leur unité de la foi.

Les églises orthodoxes orientales entretiennent également des rapports et dialogues théologiques avec l’Alliance réformée mondiale, l’Église catholique et la Communion anglicane.

En 1984, l’Église syriaque orthodoxe, représentée par Zakka Iwas Ier, et l’Église catholique romaine, alors dirigée par Jean-Paul II, signent une déclaration de foi commune.

Toutes les Églises orthodoxes orientales sont membres du Conseil œcuménique des Églises.

Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud parle du Concile de Chalcédoine

Mes bien-aimés,

Nous parlons aujourd’hui du Concile de Chalcédoine.

Le concile de Chalcédoine (en latin : concilium Chalcedonense ; en grec : Σύνοδος της Χαλκηδόνας) est le quatrième concile œcuménique et a eu lieu du 8 octobre au 1er novembre 451 dans l’église Sainte-Euphémie de la ville homonyme, aujourd’hui Kadıköy, un quartier chic de la rive asiatique d’Istanbul.

Convoqué par l’empereur byzantin Marcien et son épouse l’impératrice Pulchérie, à partir du 8 octobre 451, le concile réunit 343 évêques (un record) dont quatre seulement viennent d’Occident.

Dans la continuité des conciles précédents, il s’intéresse à divers problèmes christologiques et condamne en particulier le monophysisme d’Eutychès sur la base de la lettre de l’évêque de Rome Léon Ier intitulée Tome à Flavien (nom du patriarche de Constantinople, destinataire de la lettre du pape).

C’est durant ce concile qu’est redéfinie la notion de personne (hypostase) :

comme le principe de différenciation relationnelle au sein du mystère d’un Dieu à la fois un et trine ;

comme le principe d’unité et d’identité, dans le cas des deux natures, dans la personne unique du Christ.

L’évêque de Rome, Léon le Grand, refuse d’accepter le vingt-huitième canon du concile qui, en attribuant à la ville de Constantinople le titre de « Nouvelle Rome », lui accordait de ce fait la primauté sur les autres patriarcats.

Certains chrétiens orientaux miaphysites rejettent l’intégralité du concile, produisant un schisme qui forme ce que l’on appelle désormais les Églises des trois conciles.

Le concile a aussi légiféré sur des questions d’organisation de l’Église.

Ainsi le canon 2 considère que les ordinations de prêtres obtenues contre de l’argent sont nulles et prévoit que l’évêque qui en est responsable soit déposé.

À la première séance, le 8 octobre, les légats romains demandent la mise en accusation de Dioscore d’Alexandrie.

Il est procédé au réexamen des actes du Brigandage d’Éphèse.

Flavien de Constantinople est réhabilité.

Le 13 octobre, Dioscore d’Alexandrie est cité, sans succès, à comparaître.

Il est alors déposé pour avoir excommunié le pape, avoir déposé Flavien de Constantinople, avoir reçu Eutychès dans sa communion et avoir refusé de comparaître.

Le 17 octobre, à la demande des commissaires impériaux, le concile proclame à l’unanimité la conformité du Tome de Léon avec le symbole de Nicée-Constantinople, après que les évêques d’Illyrie et de Palestine, jusqu’alors réticents, ont publiquement manifesté leur adhésion.

À la séance du 22 octobre, le concile entreprend l’élaboration de la définition de la foi.

Un projet est présenté par Anatole de Constantinople.

Ce projet suscite l’opposition des légats romains qui menacent de repartir en Italie si le Tome de Léon ne figure pas dans le symbole.

Pour éviter la rupture, une commission est constituée, sur proposition des commissaires impériaux. Elle réunit, autour d’Anatole de Constantinople et des trois légats romains, divers évêques. Elle aboutit à une définition de la foi, unanimement approuvée et promulguée officiellement lors de la séance solennelle, tenue en présence de Marcien, le 25 octobre.

Le concile s’efforce de régler des conflits de juridiction entre les sièges de Tyr et de Béryte, entre ceux de Nicomédie et de Nicée et, surtout, entre ceux d’Antioche et de Jérusalem auquel il reconnaît, le 26 octobre, l’autorité sur les trois Palestines.

Le 29 octobre, en l’absence des légats romains, le concile définit les privilèges du siège de Constantinople. Il lui reconnaît la deuxième place, après Rome, avec juridiction sur les diocèses du Pont, d’Asie et de Thrace. La décision est vivement contestée par les légats romains dès le 30 octobre.

À la suite des professions de foi de Nicée et de Constantinople, en accord avec les lettres synodales de Cyrille et le Tome à Flavien de Léon :

« Il (le concile) s’oppose en effet à ceux qui tentent de diviser le mystère de l’économie en une dualité de fils ; il repousse loin de l’assemblée des prêtres ceux qui osent dire passible la divinité du Fils unique ; il s’élève contre ceux qui imaginent, à propos des deux natures du Christ, un mélange ou une confusion ; il chasse ceux qui disent que la forme d’esclave que le Christ a reçue pour lui de nous est céleste ou de quelque autre substance ; et il anathématise ceux qui inventent la fable de deux natures du Seigneur avant l’union, mais n’en imaginent plus qu’une seule après l’union.

Suivant donc les saints pères, nous enseignons unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme (composé) d’une âme raisonnable et d’un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l’humanité, en tout semblable à nous sauf le péché, avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l’humanité,
Un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union, la propriété de l’une et l’autre nature étant bien plutôt gardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus Christ, selon que depuis longtemps les prophètes l’ont enseigné de lui, que Jésus Christ lui-même nous l’a enseigné, et que le Symbole des pères nous l’a transmis. »

Les Canons de ce Concile sont les suivants:

1. Qu’il faut garder inaltérables les canons des conciles.

2. Qu’il ne faut pas faire des ordinations contre de l’argent.

3. Qu’un clerc ou un moine ne doivent pas s’occuper d’affaires étrangères à leur vocation.

4. Que les moines ne doivent rien entreprendre contre l’avis de leur évêque ni fonder un monastère, ni se charger d’affaires temporelles.

5. Qu’un clerc ne doit pas passer d’un diocèse à un autre.

6. Qu’aucun clerc ne doit être ordonné sans titre.

7. Que des clercs ou des moines ne doivent pas prendre du service civil.

8. Que les hospices, les sanctuaires de martyrs et les monastères doivent être sous l’autorité de l’évêque.

9. Que les clercs ne doivent pas recourir à un tribunal civil, mais avoir leur évêque pour juge.

10. Qu’un clerc ne doit pas appartenir au clergé de deux diocèses.

11. Qu’il faut munir de lettres de paix ceux qui ont besoin d’aide et ne donner de lettres de recommandation qu’à des personnes de qualité.

12. Qu’un évêque ne doit pas faire élever son siège au rang de métropole par lettre impériale et qu’une province ne saurait être divisée en deux.

13. Que les clercs partis de leur diocèse sans lettres de recommandation de l’évêque ne sauraient célébrer.

14. Que les clercs inférieurs ne doivent pas s’allier par mariage à des hérétiques.

15. Des diaconesses.

16. Que les vierges consacrées à Dieu ne peuvent contracter mariage.

17. Que l’administration de trente années assure la possession, et au sujet des villes récemment fondées.

18. Qu’un clerc ne peut prendre part à une conjuration ou à une société secrète.

19. Que dans chaque province des synodes se feront deux fois par an.

20. Qu’un clerc ne doit pas être transféré d’un diocèse à l’autre.

21. Que des clercs sans réputation ne sauraient se porter accusateurs contre des évêques.

22. Que les clercs ne peuvent après la mort de leur évêque s’emparer de ses biens personnels.

23. Qu’il faut chasser de Constantinople les clercs et les moines étrangers, qui troublent l’ordre.

24. Que les monastères ne doivent pas devenir des maisons privées.

25. Qu’une Église ne doit pas être privée d’évêque au-delà de trois mois.

26. Que tout évêque doit administrer les biens de son Église par l’intermédiaire d’un économe.

27. Qu’il ne faut pas forcer une femme à se marier.

28. Vœu pour la primauté du siège de Constantinople.

29. Qu’un évêque forcé à se démettre de son siège ne doit pas être mis au rang des prêtres.

30. Que les évêques de l’Égypte ne sont pas coupables du fait qu’ils n’ont pas souscrit à la lettre de Léon, le saint évêque de Rome.

Lors du concile, la formulation de la « profession de foi » fut contestée par le patriarche Dioscore d’Alexandrie.

La déposition (pour motif disciplinaire) du patriarche entraîna le refus par l’Église d’Alexandrie de toutes les décisions du concile.

L’Église d’Antioche, favorable également à la formulation miaphysite (une seule nature unissant la nature divine et l’humanité) suivit l’Église d’Alexandrie dans son refus, créant ainsi la scission dite monophysite.

L’Église d’Arménie qui n’était pas représentée au concile de Chalcédoine, les rejoindra en 506.

Sa Sainteté Benjamin Premier confirme l’adhétion du Métropolite de Roumanie et de ses trois évêques à l’Église de l’Unité

نبشركم بفرح كبير عن انضمام رئيسي أساقفة وأسقف الى كنيسة الوحدة والتحاقهم بالمتروبوليت أنتيم الذي سبق والتحق بكنيسة الوحدة في نهاية الأسبوع الماضي.
مع الشكر لصلاتكم ومحبتكم للوحدة ولكنيستها .

Nouvelles de l’Église de l’unité

Les trois évêques qui se trouvent sous la juridiction de S. B. Antim Roman, archevêque de Moldova et de Bucovine et métropolite de la Roumanie ont rejoint l’Église de l’unité :

1) Son Éminence l’Archevêque Spiridon de Bucharest et Vicaire du Métropolite de Roumanie. (Le nom du civil de l’archevêque Spiridon est: Spiridon Lonel).

2) Son Éminence Peter Archevêque de Transylvanie (nom civil Rosca Petre).

3) Mgr Ştefan Apopei Adrian

Madame Elena Simona est nommée
Conseiller et porte-parole de la métropole.

Le synode de la métropole débute à Bucharest en Roumanie le 13 Octobre prochaine.

Le clergé et les fidèles de l’Église de l’unité continueront leurs prières quotidiennes pour l’unité et l’union entre toutes les Églises.