Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud parle de l’Arianisme et de ses effets dans l’hisroite du schisme

Mes bien-aimés,

Aujourd’hui, j’aime aller avec vous pour étudier l’Arianisme.

Il s’agit d’un courant de pensée théologique des débuts du christianisme affirmant que Jésus est d’abord humain, mais un humain disposant d’une part de divinité.

L’arianisme est dû à Arius, théologien alexandrin au début du IVème siècle et dont le point central concerne les positions respectives des concepts de « Dieu le père » et « son fils Jésus ».

La pensée de l’arianisme affirme que si Dieu est divin, son Fils, lui, est d’abord humain, mais un humain disposant d’une part de divinité.

Le premier concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325, rejeta l’arianisme.

Celui-ci fut dès lors qualifié d’hérésie par les chrétiens trinitaires, mais les controverses sur la double nature, divine et humaine, du Christ (Dieu fait homme), se prolongèrent pendant plus d’un demi-siècle.

Les empereurs succédant à Constantin revinrent à l’arianisme et c’est à cette foi que se convertirent la plupart des peuples germaniques qui rejoignirent l’empire en tant que peuples fédérés.

Les Wisigoths d’Hispanie restèrent ariens jusqu’à la fin du VIème siècle et les Lombards jusqu’au milieu du VIIème siècle.

L’arianisme est une doctrine due à Arius (256-336), théologien alexandrin d’origine berbère de langue grecque de l’École théologique d’Antioche.

À l’époque, il n’existe pas encore de dogme lié à la relation entre le « Père » et le « Fils ».

L’origine de la christologie arienne reste discutée.

Ses premiers détracteurs la présentaient comme l’enseignement de Paul de Samosate, déjà condamné par plusieurs synodes locaux en particulier à Antioche, en 319, mais qui gardait des partisans.

Le premier arianisme adopte le subordinatianisme, selon lequel le Fils n’est pas de la même nature que Dieu, incréé et éternel, alors que Jésus est créé et temporel.

Si le Fils témoigne de Dieu, il n’est pas Dieu, et si le Fils possède un certain degré de divinité, elle est de moindre importance que celle du Père. Pour Arius, le Père seul est éternel : le Fils et l’Esprit ont été créés.

Les ariens ne professent donc pas la consubstantialité, adoptée ultérieurement par les Églises.

Les arguments de l’arianisme philosophique sont issus du moyen-platonisme sur l’absolu et la transcendance divine, et suivent une théologie négative pour s’orienter vers un strict monothéisme où Dieu est hors d’atteinte par les seuls moyens d’appréhension de l’être humain.

L’opposition entre ariens et trinitaires

Les anti-subordinationistes trinitaires, dits ultérieurement « orthodoxes » (de la « voie droite » en grec), s’opposent à cette vision, ultérieurement qualifiée d’« hérésie ».

La querelle entre ariens et trinitaires prend rapidement une tournure politique.

Entre 318 et 325, une polémique initialement locale entre le patriarche Alexandre d’Alexandrie et Arius, s’envenime au point que l’empereur Constantin Ier, après avoir constaté l’impuissance des conciles locaux, prend le parti de réunir un concile œcuménique à Nicée, qui établira la première version d’une profession de foi.

L’empereur Constantin Ier souhaite éviter les désordres religieux et soutient la tenue du concile de Nicée en 325 pour que l’Église unifie sa position.

Les diverses tendances de l’arianisme après le concile de Nicée

Après Arius, les penseurs de l’arianisme sont Eusèbe de Nicomédie, Eunomius, l’« antipape » Félix II (353-365), l’archevêque Wulfila, le patriarche de Constantinople Macédonius (342-346 et 351-360), le patriarche Eudoxe d’Antioche (360-370), et Démophile (370-379).

Le second arianisme voit s’opposer les conciliateurs orientaux (Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze) aux intransigeants occidentaux, comme Ambroise de Milan.

Les opposants au dogme de la consubstantialité adopté au concile de Nicée se répartirent en trois tendances :

l’homoiousisme : favorables à la thèse de la substance semblable du Fils à celle du Père ;

l’homéisme (arianisme historique) : favorables à la thèse de la ressemblance du Fils au Père, évitant de sonder le mode de cette ressemblance ;

l’anoméisme (arianisme radical) : favorables à la thèse de la dissemblance du Père et du Fils (leur ressemblance n’est qu’une façon de parler).

Il y a aujourd’hui consensus pour réserver le mot d’« arianisme » à Arius lui-même et à ceux qui ont partagé sa position doctrinale, et pour parler plutôt d’« homéisme » (et d’« homéens ») quand il s’agit du courant ultérieur qui a eu une grande influence dans l’Antiquité tardive et au début du Moyen Âge[5].

Du concile de Nicée au concile de Constantinople, 50 ans de controverse

Après Nicée, Constantin favorise le parti d’Athanase d’Alexandrie qui avait procédé à l’excommunication d’Arius.

C’est à l’occasion de ce concile que l’arianisme est qualifié d’« hérésie », mot qui prend à cette occasion un sens péjoratif.

Mais c’est peut-être par un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie, que Constantin se fait baptiser sur son lit de mort.

Les empereurs qui lui succèdent varient entre le soutien aux orthodoxes ou aux ariens.

L’arianisme domine l’histoire de l’Église institutionnelle au IVème siècle.

Il est bien implanté dans la maison impériale et donc soutenu par le pouvoir. Les trinitaires, tels qu’Athanase, ont des difficultés à obtenir des places, jusqu’à ce qu’ils obtiennent le siège d’Alexandrie, c’est-à-dire le pouvoir sur l’Égypte.

Entre 325 et 361, soutenus par l’empereur Constance II, les ariens rétablissent leur prépondérance politique et religieuse, notamment au cours des conciles de Sirmium.

Constance II soutient l’arianisme, probablement plus pour des raisons politiques que religieuses : se trouvant à Arles en Provence, il décide qu’un concile s’y tiendra pour mettre au pas le patriarche Athanase d’Alexandrie qui s’oppose certes à l’arianisme, mais surtout à l’autorité de Constance II.

Constance II en arbitre les séances et réclame la condamnation d’Athanase.

Saturnin d’Arles, évêque d’Arles, est le porte-drapeau de l’arianisme en Gaule, de 353 (date du concile d’Arles) jusqu’au concile de Paris en 361.

Julien, lui, n’apprécie pas la religion chrétienne, et n’est sans doute pas fâché d’envenimer les conflits au sein de l’Église : il revient sur ces dispositions.

Quelques années plus tard, l’empereur d’Orient Valens favorise à l’inverse certains évêques ariens.

Au milieu du IVème siècle, les évêques Photin à Sirmium, Valens à Mursa en Pannonie et son voisin Ursace à Singidunum en Mésie sont ariens.

Cet ancrage arien proche du Danube concourt à la conversion à l’arianisme des Wisigoths et des Vandales par l’évêque mi-goth mi-grec Wulfila.

Enfin, de 361 à 381, les trinitaires contre-attaquent. L’empereur Théodose Ier qui leur est favorable convoque le premier concile de Constantinople qui tranche en faveur de l’orthodoxie trinitaire et anti-subordinatianiste, selon le dogme proclamé par le Symbole de Nicée-Constantinople.

Le Vèle siècle vit les migrations des peuples fédérés installés jusque-là sur les marges de l’Empire romain ; or ces peuples sont christianisés ariens. Seuls les Francs, les Anglo-Saxons et les Suèves étaient restés fidèles à la religion germanique.

Les Wisigoths qui s’installèrent en Aquitaine dès 418 étaient ariens, de même que les Burgondes implantés en Sapaudia en 443 et que les Vandales quand ils prirent Carthage en 439.

Les Wisigoths convertirent à leur tour les Suèves autour des années 460, lors de leur domination en Hispanie et en Gaule. Les nouveaux venus se heurtèrent à l’épiscopat nicéen qui était le refuge privilégié des cadres de la civilisation romaine du Bas-Empire romain.

La donne changea avec l’avènement du roi des Francs Clovis, qui opta vers 500 pour le christianisme nicéen et put ainsi s’appuyer sur cette subsistance de l’administration romaine lors de sa conquête de la Gaule.

Les rois burgondes se convertissent vers 502 après leur alliance avec les Francs ; puis une partie du Royaume wisigoth est conquise à la bataille de Vouillé et doit également rejoindre le christianisme nicéen.

Au VIème siècle, le Royaume vandale d’Afrique et le Royaume ostrogoth d’Italie disparaissent lors des reconquêtes de l’empereur byzantin Justinien Ier.

Le roi des Wisigoths d’Hispanie Récarède se rallie à la foi de Nicée lors du IIIème concile de Tolède en 589. Chez les Lombards d’Italie, l’arianisme ne disparut que dans la seconde moitié du VIIème siècle.

De plusieurs façons, le conflit autour des croyances d’Arius durant les quatrième, cinquième et sixième siècles contribue à définir le caractère central de la trinité chrétienne dans le flux principal de la théologie chrétienne.

En tant que premier conflit majeur interne après la légalisation du christianisme, la lutte entre Nicéens trinitaires et partisans d’Arius laisse une profonde impression sur la mémoire institutionnelle des églises.

En 1553, l’espagnol et réformateur protestant Michel Servet, vu par beaucoup d’unitariens comme une figure fondatrice de leur mouvement et auteur de l’ouvrage De trinitatis erroribus (Les Erreurs concernant la Trinité), est condamné à mort et brûlé par ses coreligionnaires réformateurs, dont Jean Calvin, pour « hérésie » antitrinitaire, sa christologie étant similaire à l’arianisme.

Ceux dont les croyances religieuses ont été comparées à celles des arianistes sont, entre autres :

les cathares ;
les unitariens, dont beaucoup croient en l’autorité morale du Christ, mais non en sa divinité ;
l’Église de Dieu (Septième Jour) ;
les Étudiants de la Bible, mouvement fondé par Charles Taze Russell, qui a tiré cette croyance de George Storrs (en), une figure du Second Adventisme (en) américain. Pour lui, Jésus a eu une existence pré-humaine en tant que Logos, de même nature que le Père. C’est à la résurrection de Jésus que celui-ci a, en plus, obtenu l’immortalité. Cependant, Arius considérait le Saint-Esprit comme étant une personne, alors que Russell n’attribue pas une personnalité à cet esprit.

Plusieurs groupes sont issus de l’œuvre de Charles Russell :

l’Association des étudiants de la Bible,
le Mouvement missionnaire intérieur laïque,

les Témoins de Jéhovah, qui ont abandonné la distinction que faisait Russell entre la nature divine de Jésus et la nature angélique. Pour eux, Jésus est l’archange Michel ;
les Christadelphes (voir socinianisme), qui croient en la naissance virginale, mais selon lequel Jésus a eu une existence prénatale non pas littérale mais en tant que « verbe » ;
l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et divers mouvements issus du mormonisme, qui croient en l’unité du but de la divinité, mais pour qui Jésus et le Saint-Esprit sont des êtres divins distincts de Dieu le Père ;
l’islam, qui voit en Jésus (Îsâ) un prophète du Dieu unique, de naissance miraculeuse, rapprochée de la première création d’Adam, car issue de la vierge Marie sans conception biologique mais par la volonté divine, mais non d’essence divine.

Pour faire l’union entre les églises et fortifier l’Église de l’Unité, nous devons connaître l’histoire et arriver jusqu’à la source pour nous purifier.

Retenez cette leçon et prions ensemble pour nos frères issus de la première Église. Amen

Benjamin Premier Abboud dénonce le schisme

Le Schisme

Un schisme est une rupture dans la communion d’une religion, le rejet de l’obédience commune qui entraîne la sécession d’une fraction de la communion ecclésiale, une séparation volontaire sans forcément renoncer aux dogmes. S’ils se produisent souvent pour des motifs doctrinaux, les schismes peuvent apparaître pour des raisons d’intérêt, de prestige ou même de personnes.

Le mot est employé surtout dans un contexte d’églises chrétiennes dès l’Antiquité par les Pères de l’Église. S’il contrevient à l’unité des disciples que semble exprimer Jésus-Christ dans sa Prière sacerdotale (Jn 17–22 : « Qu’ils soient un… »), le phénomène n’en apparaît pas moins dès l’apparition des premières communautés chrétiennes.

Cela étant, il y a litige sur ce qu’en dit Jésus : Matthieu 10–35 : « Oui, je viens diviser l’homme et son père, la fille et sa mère, la bru et sa belle-mère. »

Attesté en français sous la forme cisme en 1174, le mot est emprunté au bas-latin ecclésiastique schisma qui vient du grec ancien σχισμός / skhismós, qui signifie « séparation », du verbe σχίζω / skhízô, « couper, fendre »[1].

Le schisme est un terme utilisé d’abord dans le vocabulaire ecclésiologique pour désigner l’acte par lequel un groupe qui appartient à une confession religieuse rompt avec celle-ci et reconnaît une autorité spirituelle ou ecclésiologique différente.

Schismes et hérésies

Dans le vocabulaire ecclésiologique, la notion de schisme est identifiée dès Ignace d’Antioche comme la séparation avec l’autorité ecclésiale et la pratique du culte en dehors de celle-ci. Irénée de Lyon le caractérise par l’orgueil qui conduit au déchirement de l’unité de l’Église à la différence de l’hérésie qui relève de l’erreur ou les « doctrines étrangères ».

Mais la répression ecclésiastique tend à rapidement rapprocher les deux notions et Augustin d’Hippone, lors de la crise donatiste, considère que si un schisme dure, il se transforme nécessairement en hérésie en raison de « l’opiniâtreté dans le dissentiment ».

Cette assimilation est reprise par l’empereur Honorius en 405, puis par le Code théodosien, ce qui entraîne la persécution de ce courant par la police impériale.

Ainsi, s’il peut y avoir schisme sans hérésie et hérésie sans schisme, dans les faits, un schisme accompli propose souvent une nouvelle doctrine ecclésiale rapidement considérée comme hérétique par l’Église d’origine et une hérésie persécutée, si elle résiste aux persécutions, aboutit souvent à un schisme.

Ainsi, si toutes les dénominations des Églises protestantes ont été réunies par les autorités catholiques sous le vocable d’« hérétiques » pour avoir changé de doctrine, elles ont été également qualifiées de schismatiques par le parti catholique.

Ces nouvelles confessions ne sont effectivement pas issues d’une séparation décidée par une entité interne de l’Église romaine, mais du rejet de celle-ci par des communautés adoptant de nouvelles idées et une nouvelle organisation, constituant des Églises rivales.

Au début de l’ère chrétienne, quelques tendances schismatiques sont signalées dans les lettres de Paul de Tarse qui déplore les dissensions dans une communauté de Corinthe.

À la fin du deuxième siècle, une rupture institutionnelle apparaît entre l’évêque de Rome, Victor, et les évêques asiates qui s’affrontent sur la date de Pâques.

Cependant, à une époque où les communautés chrétiennes sont largement autocéphales, les synodes et conciles qui se multiplient génèrent souvent des oppositions, des refus de soumission et des ruptures.

Au quatrième siècle, les communautés novatianistes, donatistes et ariennes sont condamnées dans différents conciles — d’Elvire (306), d’Arles (314) et de Nicée (325) — avant que le concile d’Antioche en 341 formalise la peine prévue, l’excommunication, sanction du schisme qui sera toujours appliquées par la suite.

Néanmoins, la crise arienne durera encore près de deux siècles dans l’Empire et l’arianisme continue de prospérer hors de l’Empire chez les « Barbares » qui prendront bientôt possession de celui-ci.

De nouvelles disputes théologiques se font jour, particulièrement avec le nestorianisme qui, bien que condamné par le concile d’Éphèse en 431, ne s’implante pas moins avec son propre clergé en Syrie, en Chaldée et en Perse, puis se diffuse en Inde, en Chine et, plus tard, dans l’Empire mongol.

Peu après, c’est la crise monophysite sur la nature du Christ qui sépare la plupart des communautés d’Égypte et d’Éthiopie ainsi que certaines de Syrie qui refusent le concile de Chalcédoine de 451.

Ces communautés ecclésiales orientales « non-chalcédoniennes » sont aujourd’hui connues sous les dénominations d’Églises des deux conciles et d’Églises des trois conciles.

Rupture entre Rome et Constantinople
Des dissensions se font jour à plusieurs reprises entre christianisme occidental (de tradition latine) et oriental (de tradition grecque) avec les schismes dits d’Acace au sixième siècle et de Photius au neuvième siècle qui, s’ils se concluent par l’annulation des anathèmes, tendent à éloigner des communautés qui s’ignorent progressivement et développent des systèmes canoniques et disciplinaires de plus en plus éloignés.

Des querelles apparaissent, en outre, lorsque Rome et Constantinople se disputent les nouvelles Églises en cours de formation au sein des populations slaves nouvellement converties.

À ces tensions s’ajoute la querelle du Filioque que les théologiens occidentaux ont ajoutée au Credo, ce que refusent catégoriquement les Orientaux pour lesquels le Père est seule source de divinité.

Une grave crise diplomatique survient le 16 juillet 1054 entre l’Église de Rome et l’Église de Constantinople, lorsque le cardinal Humbert de Moyenmoutiers dépose sur le maître-autel de Sainte-Sophie une bulle excommuniant le patriarche Michel Cérulaire et ses proches collaborateurs, excommunication qui est suivie de celle du cardinal et de ses assistants par le patriarche. S’il est amplement repris dans l’historiographie, l’incident tombe pourtant à l’époque presque aussitôt dans l’oubli. C’est essentiellement le détournement en 1204 de la Quatrième croisade, le sac de Constantinople par les Croisés et de la constitution de patriarcats « latins » sur le territoire des patriarcats grecs qui consomment la séparation des Églises d’Orient et d’Occident, entraînant l’exil de bon nombre d’évêques orthodoxes et aliénant durablement les populations orthodoxes à l’Église d’Occident.

À partir de cette époque, « l’Orient ne se reconnaît plus dans l’ordre chrétien unique que l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge avaient tenté de transmettre ».

On distingue depuis lors l’Église catholique romaine ou Église latine en Occident et l’Église orthodoxe ou Église des sept conciles en Orient, qui dénie toute autorité à Rome et son évêque.

Dans l’effervescence du christianisme médiéval, des tentations schismatiques se multiplient, à l’instar des guillelmites à Milan qui tentent au treizième siècle de créer une église millénariste dirigée par les femmes.

Le christianisme occidental connait d’autres contestations ecclésiologiques, comme celles portées par Guillaume d’Ockham, qui sont renforcées par le Grand Schisme d’Occident qui divise pendant près de quarante ans la chrétienté occidentale en deux factions dont les papes respectifs — à Rome et à Avignon — se succèdent simultanément en s’excommuniant réciproquement de 1378 à 1417.

Par l’image catastrophique qu’il donne de la papauté, ce schisme accélère le mouvement de contestation interne de théologiens comme John Wycliff et Jan Hus qui annoncent la Réforme protestante.

Les excommunications continuent d’être prononcés par la papauté à l’occasion des schismes protestants du temps de la Réforme — à l’instar du schisme anglican, de la Réforme écossaise… —, du refus par la Petite Église en France du Concordat de 1801, du schisme des vieux-catholiques refusant le nouveau dogme de l’infaillibilité pontificale proclamé en 1870 ou encore l’épisode schismatique de la FSSPX à la fin du dixième siècle.

Au début du dixième siècle, il existe un risque important de schisme avec les catholiques « patriotiques » de l’Église catholique en Chine.

Le schisme est toujours défini dans le canon 751 du Code canonique de 1983 comme « le refus de soumission au pontife suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis ».

Parfois, le schisme est suivi d’un rapprochement tant dogmatique qu’obédientiel, mais non rituel. Ainsi, plusieurs églises d’Orient, restées orthodoxes après la séparation des Églises d’Orient et d’Occident, mais isolées et en butte à des persécutions diverses, se sont rapprochées par intérêt de l’Église catholique romaine au seizième siècle en acceptant les innovations théologiques des 14 conciles propres à l’Église catholique (notamment le filioque) et l’obéissance au pape, mais en gardant leurs rites byzantins et leur droit canon qui permet, entre-autres, l’ordination d’hommes mariés. Communément appelées uniates, ce sont les Églises catholiques orientales.

Par ailleurs, des tractations ont pris place, sous l’égide de la Commission pontificale Ecclesia Dei, pour un rapprochement entre Rome et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui, bien qu’elles aient échoué, ont provoqué un schisme interne de la fraction la plus intransigeante en 2014.

D’une manière générale, la théologie tant de l’hérésie que du schisme a été moins appliquée sinon enseignée dans les autres confessions chrétiennes que dans le catholicisme romain.

Ainsi, à l’exception de la Haute Église anglicane, le protestantisme ne condamne ni même souvent ne reconnait la notion de schisme.

Chez les orthodoxes russes, le schisme des Vieux-Croyants (XVII siècle) a entraîné des déportations et de violentes persécutions de la part des autorités tsaristes.

Suite à ce qui précède, l’Église de l’unité est survenue pour contenir toutes les églises schismatiques et les unir autour du Christ dans l’Eucharistie et faire l’union entre elles. Amen

البطريرك بنيامين الأول عبود لا يريد تواجد كنيسة الوحدة في الدول العربية مؤقتاً

يا أحبائي،

المسيحيون في الدول العربية ينتمون الى طوائفهم التاريخية ومرجعياتهم الدينية والسياسية وهذا ما يعيق قبول الدعوات أو سيامة أساقفة وكهنة لكنيسة الوحدة داخل هذه الدول مؤقتاً.

السياسة والسياسيين ورجال الدين المتواطئين معهم كانوا السبب لمجازر طالت المؤمنين وهذا عارٌ علينا كمسيحيين.

نحن لا نستطيع أن نكفل أحداً من هؤلاء لأن الخيانة الهيرودوسية والنميمة والحسد والغيرة لا يزالوا يسببون قتل الأبرياء وسجنهم وتعذيبهم لأسباب دينية في الدول العربية.

لهذه الأسباب لا نريد الدخول في مثل هذه المطبات أو إدخال أحد لأن الحرية الدينية شبه معدومة في هذه الدول.

مع شكرنا لتفهمكم موقف كنيسة الوحدة التي هدفها الوحدة واتحاد الكنائس لا فتح كنائس جديدة كما يتخيل البعض.

مع محبتنا وشكرنا لكل من يحب كنيسة الوحدة

+++ بنيامين الأول عبود
بطريرك كنيسة الوحدة

Benjamin Premier Abboud ouvre les yeux aux arrogants catholiques


Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud dénonce les catholiques spirituellement aveugles, arrogants, vaniteux, orgueilleux, sectaires et fanatiques

Interrogé sur la pleine communion de l’Eglise de l’Unité avec l’Eglise catholique, Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud s’est référé à la déclaration “nomine Iesus”, signée par le Pape BENOIT-XVI en disant :

« Sa Sainteté le Pape BENOIT-XVI a mis fin au comportement indigne du clergé et des fidèles catholiques en affirmant que les églises qui ne sont pas en parfaite communion avec l’Eglise catholique, restent cependant
unies à l’Eglise du Christ grâce à la succession apostolique et la validité de la célébration eucharistique même si elles ne sont pas en pleine communion avec l’église catholique ».

Voici le contenu de cette déclaration en langue italienne :

« Le Chiese che non sono in perfetta comunione con quella cattolica, restano comunque unite per mezzo di vincoli molto stretti come la successione apostolica e la valida Eucarestia. E quindi anche in queste chiese particolari è presente la Chiesa di Cristo sebbene manchi la piena comunione con quella cattolica ».

« C’est pourquoi, j’invite tous les catholiques spirituellement aveugles, arrogants, vaniteux, orgueilleux, sectaires et fanatiques à se conformer à cette déclaration et à vivre dans l’Amour. »

Sa Sainteté Benjamin Premier Abboud affirme que l’union entre les églises se fait sur base de déclarations similaires et non autrement et s’adressant aux chrétiens il dit : « aimons-nous les uns les autres et laissons le Christ nous juger ».

Il a achevé son intervention en ces termes : « vivons dans l’amour vrai et le chemin de l’union entre les églises se fera tout seul. »

Benjamin Premier Abboud parle de la position de l’Église de l’Unité sur la démarche de débaptisation

La démarche de débaptisation consiste, pour une personne, à demander la suppression de son nom sur les registres paroissiaux afin de ne plus être compté comme membre de l’Église concernée.

Cette démarche administrative n’a aucune conséquence spirituelle ; le sacrement du baptême opère par soi-même (ex opere oprato) et l’Église de l’unité doit en prendre seulement acte et considérer le sacrement du baptême comme indélébile.

Cette démarche administrative concerne principalement des athées, agnostiques ou déistes et des personnes souhaitant quitter ou ayant quitté l’Église dans laquelle elles ont été baptisées.

La débaptisation est une formalisation de l’apostasie. De 1983 à 2009, elle a été reconnue par l’Église catholique romaine sous le terme d’« actus formalis defectionis ab Ecclesia catholica ».

Par exemple, à la suite des déclarations du pape Jean-Paul II en 1996 qualifiant la France de « fille aînée de l’Église », certains Français ont demandé leur radiation des registres baptismaux, refusant d’être comptabilisés comme catholiques.

Les prises de positions controversées de Benoît XVI vis-à-vis de la sexualité ou des autres religions ainsi que le dialogue avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ou les affaires de pédophilie dans l’Église catholique, ont provoqué de nouvelles vagues de débaptisation de catholiques tenant à s’en démarquer.

Certains chrétiens désirent être radiés des registres de leur Église d’origine lorsqu’ils rejoignent une autre Église chrétienne, même si cette dernière n’exige pas une telle démarche.

Cette démarche, qui peut être entreprise individuellement, que l’on ait été baptisé selon le rite catholique, anglican, protestant ou orthodoxe, est aussi encouragée entre autres par des organisations anticléricales ou libertaires ainsi que par le mouvement raëlien.

En ce qui concerne l’Église catholique romaine, la demande peut s’effectuer par courrier adressé au curé actuel de la paroisse où a eu lieu le baptême ainsi qu’à l’évêché dont dépend cette paroisse, le curé et l’évêque concernés envoyant alors une attestation confirmative. Les services de l’évêque portent, en outre, dans le Registre des Archives de Catholicité, la mention de l’apostasie. En Belgique, la pratique est plutôt d’adresser une lettre au vicariat général du lieu de résidence.

En général l’Église catholique se contente d’apposer une mention d’apostasie en marge du registre de baptême, sans supprimer le nom du registre. La cour d’appel de Caen ainsi que la Cour de cassation ont validé cette pratique pour la France.

Du point de vue de la confession catholique, cette démarche administrative constitue un acte grave d’apostasie, de schisme ou d’hérésieselon le cas.

Un apostat qui reviendrait à la foi chrétienne ne sera pas « rebaptisé » s’il a une fois été baptisé validement (quelle que soit l’Église ou la communauté religieuse dans laquelle le baptême a été conféré).

Cela n’empêche pas qu’une Église puisse attacher certains effets à une telle démarche administrative. Ainsi, le can. 1117 du Code de droit canon de l’Église catholique romaine assimilait, jusqu’en 2009, au non-catholique le catholique « ayant quitté l’Église catholique par un acte formel » en ce qui concerne les conditions de forme du mariage.

S’excluant de lui-même de la communauté ecclésiale dans laquelle il a été baptisé, l’apostat ne bénéficie logiquement plus des sacrements de cette Église (notamment eucharistie), ne peut être parrain de baptême ou de confirmation et ne peut plus bénéficier d’obsèques religieuses.

Quant au mariage canonique (sans valeur juridique en France) celui « de la personne qui a rejeté notoirement la foi catholique » (can. 1071 § 1 n° 4 du Code de droit canon) avec un catholique en pleine communion avec son Église est autorisé selon les mêmes critères que ceux applicables à tout non-catholique (can. 1071 § 2 du même Code).

En France, du fait de la loi de 1905 (dite « loi de séparation des Églises et de l’État ») cette démarche est sans incidence civile, puisque la laïcité garantit que le lien d’appartenance religieuse n’a en lui-même aucune valeur légale aux yeux de l’État : l’État garantit à tout citoyen, croyant ou non-croyant, son droit à disposer de lui-même. Il n’en serait autrement que dans le cas d’affiliation formelle à une association cultuelle (ce qui est pratiqué par certaines Églises protestantes).

Dans certains autres pays (non laïques) comme l’Allemagne, l’Autriche et les pays scandinaves ou dans de nombreux cantons suisses, cependant, le statut de fidèle a des conséquences juridiques (obligation juridique de contribution financière, notamment, parfois via la fiscalité). La manière de « quitter » les Églises ou autres entités religieuses est alors réglée par la loi afin de garantir la liberté religieuse.

البطريرك بنيامين الأول عبود يكلمنا عن كنيسة الوحدة

يا أحبائي،

كنيسة الوحدة ليست كنيسة لطائفة ولكنها الكنيسة التي تحتضن كافة الطوائف بدون استثناء.

كنيسة الوحدة هي الكنيسة التي بها نعيش الوحدة التي بدأنا نفقدها منذ سنة ٣٢٥.

كنيسة الوحدة لها دستورها وقوانينها وقواعدها الدستورية والتي من خلالها قُضي على الخلافات وعادت وحدة الكنيسة الأولى التي لا عيب فيها.

كنيسة الوحدة أعطت قداسة البابا حقه وقررت أن يتحلى بكافة صلاحياته في داخلها وسمحت له بالتدخل شخصياً وبإطاعة أوامر هامة الرسل وخليفة القديس بطرس والرسول الذي على إيمانه بُنيَتْ الكنيسة.

كنيسة الوحدة تحترم السلطات المدنية ولكنها تمنع تدخلها في الشؤون الكنسية.

كما الكنيسة الأولى كنيسة الوحدة تكبر وتنتشر في العالم.

الشعب المسيحي هو سندها لأنه يريد الوحدة.

رجال الدين الأبطال هما قسمان : القسم الأول يعمل سراً لنصرة الوحدة والقسم الثاني يعمل علناً ودخل سلك كنيسة الوحدة.

من يترك كنيسته الأم كاهناً ويصبح أسقفاً أو رئيس أساقفة أو متروبوليت أو بطركاً يبقى في رتبته الكهنوتية في كنيسته الأم إذا أراد مزاولة أعماله الرعوية.

هذه القاعدة التي تتطلب الكثير من التواضع سينتهي مفعولها عندما تعترف كافة الكنائس بكنيسة الوحدة.

ما حققته كنيسة الوحدة في سنوات لم تستطع الكنائس الرسولية تحقيقه في مئات السنوات.

شكرنا لله ولأم الله على أعجوبة الوحدة التي حققاها في كنيسة الوحدة.

فلا تنسونا في صلواتكم كما نحن نصلي لأجلكم.

ليرحمنا الله ويغفر لنا ضعفنا وزلاتنا وخطايانا ويقودنا جميعاً نحو الوحدة التي صَلَّى لأجلها. آمين

من يحبكم ويبارككم ويتمنى لكم أحداً مباركاً

خادمكم الأمين ليسوع ومريم

+++ بنيامين الأول عبود

بطريرك كنيسة الوحدة